Table of Contents
Juan Antonio Ortega Díaz Ambrona, ancien ministre de la UCD, revient sur la Transition espagnole et son héritage politique. Dans une conversation riche en anecdotes et réflexions, il aborde les enjeux contemporains de la politique espagnole et la mémoire historique en Espagne.
Une figure de la Transition
Ortega Díaz Ambrona est décrit comme le « cerveau législatif » de l’Union du Centre Démocratique (UCD) et a été ministre sous Adolfo Suárez. Il évoque avec nostalgie l’époque de la Transition, se remémorant des événements clés qui ont façonné la démocratie espagnole moderne.

Analyse de l’époque actuelle
Lors de l’entretien, il a déclaré : « Sánchez et Franco sont à une distance siderale, mais pas dans le fonctionnement de leurs partis ». Cette affirmation souligne une critique de la dynamique politique actuelle, où les pressions exercées par les partis d’extrême droite comme Vox, et le Parti Socialiste, semblent alimenter des tensions dans le débat public.
Un hommage à la mémoire
Ambrona insiste sur l’importance de la mémoire personnelle et collective, déclarant : « La mémoire est personnelle, familiale et intransférable ». Il s’oppose à toute législation qui tenterait de contrôler ou de censurer les souvenirs, affirmant que « les pensées sont libres, personne ne peut les supprimer ».
Contexte historique et réflexion
En se remémorant son enfance, Ambrona évoque la tragédie familiale, avec l’assassinat de son grand-père par des miliciens pendant la guerre civile. Ces événements ont profondément marqué sa vision du monde et sa quête de réformes démocratiques. « Tout a commencé à changer lorsque je suis arrivé à l’université à seize ans », se rappelle-t-il.
Un regard critique sur les partis politiques
Il critique également le paysage politique actuel, affirmant que « Sánchez et Ayuso ne me plaisent pas », les qualifiant de phénomènes étranges dans une démocratie délibérative. Cette déclaration met en lumière son désenchantement envers les leaders politiques contemporains, qu’il considère comme éloignés des véritables valeurs démocratiques.
La nécessité d’un dialogue constructif
Ortega Díaz Ambrona plaide pour un dialogue constructif entre les partis, suggérant que l’Espagne a besoin d’un renouveau de l’esprit de consensus qui a caractérisé la Transition. « Ce que je voudrais aujourd’hui, c’est un entendement entre le PP et le PSOE, mais nous ne l’aurons pas », conclut-il avec une note de désillusion.



