Renault a confirmé ce lundi soir que « la démarche se concrétisait » pour créer une filière française de fabrication de drones militaires, « avec un projet en partenariat avec Turgis Gaillard », selon l’AFP. L’annonce intervient après des informations de presse évoquant un potentiel contrat d’un milliard d’euros sur dix ans et visant deux usines françaises. Renault précise que ce partenariat sera placé sous l’égide de la Direction générale de l’armement et rappelle son savoir-faire dans la conception, l’industrialisation et la production en grande série d’objets hautement technologiques.

Renault officialise le projet de production de drones militaires en France
Le magazine Usine Nouvelle a écrit lundi que Renault allait fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans et de Cléon, en collaboration avec l’entreprise de défense Turgis Gaillard, un contrat potentiel d’un milliard d’euros sur dix ans. Renault précise que ce partenariat sera placé sous l’égide de la Direction générale de l’armement et rappelle que Renault Group dispose en effet d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais.
« Sollicité par le ministère des Armées français, Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones », a rappelé Renault. « Renault Group dispose en effet d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais ».
Des usines françaises concernées ? Le groupe n’a en revanche pas commenté l’information de l’Usine Nouvelle sur les sites concernés, expliquant que les syndicats devaient en avoir la primeur et que l’avancée du projet devait se faire dans le cadre du processus de consultation des instances représentatives du personnel.
En juin dernier, le ministre de la Défense d’alors, Sébastien Lecornu, avait évoqué « un partenariat complètement inédit où une grande entreprise produisant des voitures françaises » allait « s’allier avec une PME de défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones ». Le ministère des Armées visait la fabrication de drones à une échelle de « plusieurs milliers en quelques mois », avait indiqué début 2025 le directeur général pour l’armement, Emmanuel Chiva.

Cadre institutionnel et sites visés en France
Le projet est placé sous l’égide de la Direction générale de l’armement et vise une filière française de drones militaires produite en grande série, avec des sites évoqués dans le cadre prévisionnel comme Le Mans et Cléon, sous supervision publique.
Le groupe indique qu’il n’a pas commenté les informations médiatiques sur les sites et souligne que la primeur revient aux syndicats après les consultations des instances représentatives du personnel.
Renault précise que le projet doit s’inscrire dans un cadre industriel responsable: les autorités publiques et l’entreprise restent attentives à l’impact sur l’activité en France et à l’équilibre avec les investissements dans le cœur du métier automobile.
Sur le plan économique et industriel, les partenaires estiment que ce partenariat pourrait soutenir l’emploi et l’existence d’une filière indépendante, mais les chiffres et les modalités restent à préciser par les autorités et Renault.