Drones sur Creil: enquête après le survol fin novembre
Par charles 2 min de lecture France
Plusieurs drones ont été signalés au-dessus de la base militaire de Creil, dans l’Oise, fin novembre, selon l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE). Une porte-parole de l’AAE a précisé que \ »la présence de plusieurs drones est avérée\ » dans la nuit du 26 novembre au-dessus de la base, et qu’une plainte a été déposée ainsi qu’une enquête en cours. La base interarmées sensible demeure pleinement opérationnelle pour l’ensemble de ses missions, et ce survol s’inscrit dans un contexte de perturbations sur des infrastructures critiques en Europe, dont l’Île Longue en Bretagne.
À Creil, fin novembre : survols attestés par l’armée
La base, qui abrite notamment des installations techniques de la Direction du renseignement militaire (DRM), a été survolée dans la nuit du 26 novembre. Selon l’AAE, \ »la présence de plusieurs drones est avérée\ » et les militaires ont dépêché un hélicoptère avec un équipage spécialisé dans la lutte antidrones, mais les appareils avaient disparu. Air et Cosmos corroborait partiellement l’information, tout en signalant que les conditions météorologiques et la proximité de Roissy rendaient difficiles les vérifications sur le terrain.
Selon Air et Cosmos, six drones ont été signalés simultanément, un chiffre qui n’a pas été confirmé. Cette base est présentée comme le deuxième site particulièrement sensible à être survolé par des drones en quelques jours, après l’Île Longue, et les responsables politiques évoquent des contextes de guerre hybride. \ »Tout lien avec des provocations étrangères est à ce stade prématuré\ », a rappelé l’AAE.

Enquête et mesures de sécurité
Face à la présence avérée, les militaires chargés de la protection du site ont, selon Air et Cosmos, tiré avec des armes de calibre 12, à canon lisse et à faible portée, bien que l’AAE n’ait pas confirmé ces tirs.
Le dispositif inclut le déploiement d’un hélicoptère spécialisé et l’ouverture d’une enquête après le dépôt d’une plainte. Creil est présenté comme l’un des sites sensibles concernés par ces phénomènes et l’affaire s’ajoute à d’autres survols d’infrastructures critiques en Europe.
La base est décrite comme opérationnelle et aucune dégradation n’a été constatée, selon l’AAE, et les autorités indiquent qu’aucun lien formel avec la Russie n’a été établi pour ce cas précis.

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