Aller au contenu

Dimanche 18 octobre 2026 Mis à jour à 23 h 35

Lire sans pub
Élections contestées en Birmanie : un scrutin sous tension

Élections contestées en Birmanie : un scrutin sous tension

Par Lea 2 min de lecture

Garder Discussion
France

La première phase des élections législatives organisées par la junte birmane, largement restreintes et critiquées à l’international, s’est achevée dimanche, près de cinq ans après un coup d’État militaire qui a plongé le pays dans une guerre civile.

La junte affirme que l’élection est libre et équitable, une position soutenue par Min Aung Hlaing qui a voté de bonne heure à Naypyidaw et assure que l’élection est organisée par l’armée, ce qui ne permet pas de ternir l’image du pays.

Électeurs et bulletins
Un membre de la commission électorale birmane trie des bulletins dans un bureau de vote à Rangoun, le 28 décembre 2025.

L’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est emprisonnée et son parti a été dissous après le coup d’État de février 2021.

Électeurs faisant la queue
Des électeurs font la queue dans un bureau de vote à Rangoun, le 28 décembre 2025.

Plusieurs pays occidentaux et défenseurs des droits humains ont condamné ce scrutin, dénonçant notamment la répression de toute opposition.

Le bureau birman de l’ONU a déclaré qu’il était essentiel que l’avenir de la Birmanie soit déterminé par un processus libre, équitable, inclusif et crédible.

Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (USDP), pro-militaire, devrait arriver largement en tête, ce que les critiques considèrent comme un moyen de pérenniser le régime.

Dans l’État Shan, Hman Thit, 23 ans, a déclaré que cette élection ne changerait pas la situation politique et que les frappes aériennes et les atrocités continueraient.

Dans le canton Zabuthiri, Thida Hlaing, 56 ans, femme au foyer, a fait la queue avec trois membres de sa famille pour accomplir son devoir et a montré son doigt encré, « Je suis venue de mon plein gré », a-t-elle ajouté, fière de l’encre sur son doigt et d’un espoir de pays pacifique et stable.

Contexte politique

Depuis son indépendance en 1948, l’armée dirige la Birmanie, sauf d’un interlude démocratique entre 2011 et 2021, qui avait suscité des réformes et de l’espoir pour l’avenir du pays d’Asie du Sud-Est.

Mais lorsque la Ligue nationale pour la démocratie (LND) a largement devancé les candidats proches des militaires lors des élections de 2020, le général Min Aung Hlaing s’est emparé du pouvoir, invoquant une fraude électorale généralisée.

Âgée de 80 ans, Aung San Suu Kyi purge une peine de 27 ans de prison pour plusieurs condamnations allant de la corruption à la violation de règles anti-Covid.

Kim Aris, fils de Suu Kyi, réside actuellement au Royaume‑Uni.

Selon le Réseau asiatique pour des élections libres, 90% des sièges avaient été remportés en 2020 par des partis qui ne figuraient pas sur les bulletins de 2025 après avoir été dissous par l’armée.

La deuxième phase du scrutin doit avoir lieu dans deux semaines, suivie d’une troisième et dernière le 25 janvier.

Le déroulement du scrutin et ses répercussions sont suivis de près par la communauté internationale, qui demeure divisée sur l’avenir démocratique du pays.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte