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Les États-Unis ont inscrit le Congrès populaire des Palestiniens de l’étranger sur une liste de sanctions, une décision dénoncée par les responsables de l’organisation comme une attaque politique. Immédiatement, les dirigeants du Congrès ont qualifié la mesure de « nouvelle démonstration aveugle » du soutien inconditionnel de Washington à Israël, et ont demandé la révision de cette décision qu’ils jugent injuste.
Réaction des responsables du Congrès
Majed Al‑Zeer, vice‑président du Congrès populaire, a estimé que l’inscription sur la liste des sanctions reflète une volonté de restreindre les activités et la mobilisation de la diaspora palestinienne. Selon lui, la démarche manque « du minimum de critères juridiques » et ne tient pas compte de la réalité des actions menées par le peuple palestinien et ses institutions.
Il a par ailleurs rappelé que le Congrès est une organisation populaire opérant là où vit la diaspora, organisant événements et campagnes de solidarité impliquant des membres de tous les courants et générations palestiniens.
Accusations américaines
Selon le Trésor américain, la mesure vise le Congrès populaire ainsi que six associations actives dans la bande de Gaza, accusées de travailler au profit du mouvement Hamas. Les autorités américaines affirment que certaines de ces structures prétendraient offrir des soins médicaux aux civils, tout en soutenant en réalité des unités armées.
Le communiqué officiel avance également que le Congrès aurait joué un rôle important dans l’organisation des récentes flottilles visant à briser le blocus de Gaza et que des éléments liés à un ancien bureau des relations internationales de Hamas auraient fondé ou dirigé l’organisation. Le Trésor a par ailleurs indiqué que des dirigeants du Congrès étaient déjà visés par des sanctions antérieures.
- Parmi les personnes citées figurent Adel Douman et Majed Al‑Zeer, déjà sanctionnés en octobre 2024.
- La nouvelle décision inclut également Zaher Birawi, présenté comme un responsable de haut rang et membre fondateur.
Cadre juridique et défense des droits
Les autorités américaines ont précisé qu’elles reconnaissent le droit des diasporas à se rassembler et à défendre des causes politiques légitimes, et qu’elles n’imposent pas de sanctions pour des activités protégées par la liberté d’expression. Toutefois, elles estiment que le soutien matériel ou dissimulé à des groupes armés justifie des mesures ciblées.
Dans leur argumentaire, les responsables américains ont mis en avant la stratégie de Hamas qui, selon eux, ferait peser un risque sur des civils et compromettrait les efforts en faveur d’un processus de paix durable.
Implantation et activités du Congrès
Le Congrès populaire des Palestiniens de l’étranger, qui a son siège au Liban, a organisé plusieurs conférences regroupant des membres de la diaspora et a soutenu des initiatives maritimes visant à protester contre le blocus imposé à Gaza. Ses dirigeants affirment que ces actions relèvent de la solidarité politique et humanitaire.
Suite à l’annonce des sanctions, le Congrès a appelé à la révision de la décision et a insisté sur son rôle dans la mobilisation civile de la communauté palestinienne dispersée dans le monde.
Conséquences et perspectives
La décision américaine risque d’affecter les réseaux de financement et les activités internationales du Congrès populaire, tout en alimentant les tensions diplomatiques autour de la question palestinienne. Par ailleurs, elle relance le débat sur l’équilibre entre lutte contre le financement du terrorisme et protection des droits politiques et associatifs des diasporas.
Dans les prochains jours, les observateurs attendent des réactions diplomatiques et des éventuelles démarches juridiques de la part des responsables sanctionnés.