Home ActualitéFamine à Gaza : un revers diplomatique pour Israël et un soutien à la CPI

Famine à Gaza : un revers diplomatique pour Israël et un soutien à la CPI

by Sara
Palestine, Israël, États-Unis

L’annonce officielle de l’ONU reconnaissant la famine dans la bande de Gaza a provoqué une onde de choc médiatique et politique. Le silence notable des autorités américaines face à cette déclaration alimente les critiques et est perçu comme une « régression diplomatique » pour Israël, tout en renforçant les arguments avancés devant la Cour pénale internationale (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2011/1/4/%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ad%d9%83%d9%85%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%af%d9%88%d9%84%d9%8a%d8%a9).

Silence américain et couverture internationale

Plusieurs titres internationaux ont relevé l’absence de réaction claire de Washington après l’annonce de l’ONU.

  • Le New York Times a qualifié ce silence d’« étonnant », soulignant qu’il survient malgré la colère des alliés de Washington en Europe et ailleurs.
  • Le quotidien note que l’ancien président Donald Trump avait laissé entendre le mois précédent qu’une famine existait dans le territoire (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2015/8/26/%D8%AF%D9%88%D9%86%D8%A7%D9%84%D8%AF-%D8%AA%D8%B1%D9%85%D8%A8).
  • Des analystes cités estiment que, sans une pression tangible de Washington, Benjamin Netanyahou ne modifiera pas sa conduite sur le terrain.

Témoignages médicaux : la réalité humaine de la famine

Des récits de professionnels de santé mettent en lumière l’ampleur du désastre humanitaire.

  • Un chirurgien américain, bénévole dans un hôpital de Gaza, a déclaré à l’Independent que la faim « dépasse l’imaginable » et « brise le cœur ». Il souligne que la situation à l’extérieur des établissements de soin est tout aussi dramatique.
  • Un autre médecin, après trois semaines de soins, décrit des patients émaciés : corps maigres, os apparents et extrémités décharnées, conséquence d’apports caloriques insuffisants pour survivre.

Conséquences diplomatiques et juridiques

La reconnaissance de la famine par l’ONU a des répercussions juridiques potentielles contre des responsables israéliens.

  • Le journal Le Monde considère cette reconnaissance comme une « régression diplomatique et juridique » pour Israël.
  • Un spécialiste des droits a affirmé que la déclaration renforcera le dossier d’accusation contre Benjamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, devant la Cour pénale internationale (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2023/11/16/%D9%8A%D9%88%D8%A2%D9%81-%D8%BA%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%86%D8%AA-%D9%88%D8%B2%D9%8A%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%81%D8%A7%D8%B9-%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D9%84%D9%8A).
  • La même expertise souligne que la Cour internationale de Justice, saisie par l’Afrique du Sud d’accusations de violation de la Convention sur le génocide, pourrait également exploiter ces constats (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2015/4/21/%D8%A7%D9%84%D8%A5%D8%A8%D8%A7%D8%AF%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%85%D8%A7%D8%B9%D9%8A%D8%A9).

Polémiques autour de la distribution de l’aide

Des révélations récentes ont exacerbé la méfiance quant à la gestion de l’assistance humanitaire.

  • La Financial Times rapporte une fronde au sein de la Boston Consulting Group, chargée de superviser la « Fondation Gaza » pour la distribution de l’aide.
  • Des membres de cette équipe se disent en colère et frustrés après la révélation de leur rôle dans la conception d’un programme d’aide soutenu par Israël et dans l’élaboration de plans visant à déplacer des Palestiniens hors du territoire.

Réactions politiques et sociétales en Israël

Sur le plan interne israélien, la situation suscite des positions contrastées au sein des instances politiques et professionnelles.

  • Selon le journal Maariv, des responsables du dispositif de sécurité estiment que Benjamin Netanyahou n’entend pas interrompre l’opération militaire à Gaza et qu’il vise à aller jusqu’au bout, estimant que cela préservera sa coalition gouvernementale.
  • Par ailleurs, un groupe d’archéologues israéliens s’oppose à un projet de loi transférant la gestion des antiquités en Cisjordanie de l’autorité du coordinateur militaire à l’Autorité des Antiquités d’Israël (https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/11/21/%D8%A7%D9%84%D8%B6%D9%81%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%BA%D8%B1%D8%A8%D9%8A%D8%A9).
  • Ces professionnels dénoncent l’instrumentalisation possible du patrimoine pour justifier une annexion de fait de la Cisjordanie, et alertent sur les conséquences pour la réputation internationale et juridique de l’institution concernée.

Ce que cela signifie pour la suite

L’annonce de famine accroît la pression internationale et alimente les débats juridiques. Elle complique également la position diplomatique d’Israël et renforce les arguments des acteurs internationaux appelant à une intervention humanitaire accrue.

La manière dont les puissances et les institutions internationales répondront à cette reconnaissance aura un impact direct sur les suites judiciaires et politiques liées au conflit.

source:https://www.aljazeera.net/news/2025/8/24/%d8%b5%d8%ad%d9%81-%d8%b9%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%8a%d8%a9-%d8%a5%d8%b9%d9%84%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ac%d8%a7%d8%b9%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%ba%d8%b2%d8%a9-%d9%8a%d8%af%d8%b9%d9%85

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