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France : soutien logistique au Bénin après le putsch

par charles
Bénin et France

La France affirme avoir apporté un «appui en termes de surveillance et d’observation et de soutien logistique» aux forces armées du Bénin, à la demande des autorités de Cotonou, face à la tentative de putsch qui a été déjouée le week-end dernier, a déclaré mardi l’Élysée. Emmanuel Macron a mené «un effort de coordination», «d’échange d’informations avec les pays de la région», a dit un de ses conseillers à des journalistes.

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\n Vue générale des tensions militaires au Bénin\n
Couverture des événements au Bénin
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Au Bénin, un putsch déjoué et le rôle de la France

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Des militaires mutins ont tenté dimanche de s’emparer du pouvoir au Bénin, et des affrontements armés ont fait plusieurs morts. L’armée béninoise, aidée par le Nigeria et par des pays de la Cédéao, a repris le contrôle, selon les autorités béninoises.

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Selon l’Élysée, la France a apporté un appui à l’armée béninoise, «à la demande des autorités de Cotonou», et en coordination avec le bloc ouest-africain. Le président Emmanuel Macron a aussi «mené un effort de coordination», «d’échange d’informations avec les pays de la région», a indiqué un conseiller à des journalistes. Dimanche matin, huit militaires étaient apparus à la télévision béninoise, annonçant qu’ils avaient destitué Patrice Talon.

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«La France a apporté son plein soutien politique à la Cédéao, qui a mené un effort très important ce week-end», a affirmé la présidence française, ajoutant que l’organisation régionale avait «décidé de soutenir le Bénin en termes de sécurité et de défense en autorisant une intervention de la force en attente de la Cédéao pour aider les forces loyalistes».

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La vie a rapidement repris son cours à Cotonou et dans le reste du pays. Des autorités béninoises font état d’une douzaine de militaires arrêtés, tandis que le chef du coup d’État, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, et d’autres complices restent en fuite. Mardi, l’ancien président et désormais dirigeant des Démocrates, Thomas Boni Yayi, a condamné «cette attaque sanglante et ignoble» et a appelé à des élections libres et transparentes.

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Réaction régionale et implications diplomatiques

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Au plan régional, la Cédéao a annoncé l’envoi de renforts militaires pour « préserver l’ordre constitutionnel », que la communauté considère comme prioritaire face à l’instabilité dans la région. Omar Alieu Touray, président de la Commission de la Cédéao, a averti que la région demeure exposée à des défis, notamment la contagion djihadiste et l’érosion de l’inclusivité électorale dans plusieurs États.

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Le Nigeria a mené des frappes et envoyé des troupes au sol pour soutenir l’armée béninoise, notamment à Togbin, et Abuja a poursuivi ses actions jusqu’à la reprise de la base. Le Bénin doit organiser la présidentielle prévue en avril, et Patrice Talon doit passer la main après deux mandats. La région surveille de près l’évolution politique et le maintien des institutions démocratiques.

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« Notre communauté est en état d’urgence », a déclaré mardi Omar Alieu Touray, réitérant l’importance d’une stabilité démocratique et d’élections crédibles pour prévenir de futures crises.

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