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À une semaine du vote de confiance, François Bayrou est l’invité dimanche 31 août de franceinfo et de trois autres chaînes pour un entretien en direct : un rendez‑vous national consacré au vote de confiance qui interrogera le chef du gouvernement sur la situation politique en France.
Vote de confiance : entretien dimanche à 18 h avec quatre journalistes
Entre 18 h et 19 h, le Premier ministre répondra aux questions de Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo), Marc Fauvelle (BFMTV) et Sonia Mabrouk (CNews). L’entretien, organisé la veille des consultations à Matignon et à dix jours du scrutin à l’Assemblée nationale, doit permettre au chef du gouvernement d’exposer ses arguments avant le vote qu’il a sollicité pour le 8 septembre.
La diffusion est prévue simultanément sur plusieurs chaînes d’information en continu. Le format sera un face‑à‑face collectif avec les quatre journalistes, qui interrogeront François Bayrou sur le budget, la dette et les choix politiques récents.
Déplacements et déclarations : la mobilisation politique avant le 8 septembre
En déplacement, François Bayrou a récemment qualifié la situation en France de « grave » et « urgente ». À la foire de Châlons‑en‑Champagne (Marne), où il est intervenu, il était accompagné de trois ministres : Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles ; Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ; et Françoise Gatel, ministre déléguée chargée de la Ruralité.
Interrogé devant le Medef, le Premier ministre a dit être « persuadé » que la question de l’endettement « commence à travailler dans l’esprit de beaucoup de nos compatriotes ». Il a ajouté :
« Je suis certain que tout peut bouger dans les onze jours qui viennent. »
François Bayrou a rappelé avoir sollicité le vote de confiance pour le 8 septembre, insistant sur la nécessité, selon lui, d’engagements forts pour faire évoluer la situation.
Consultations à Matignon et positions des partis avant le scrutin
Les consultations avec les chefs de parti organisées à Matignon se poursuivent en amont du vote. Le Rassemblement national a annoncé que Jordan Bardella et Marine Le Pen seront reçus mardi matin à 10 h. Ces rencontres interviennent à une semaine du vote de confiance sollicité par le chef du gouvernement.
Le Parti socialiste a prévu de se rendre à Matignon la semaine prochaine. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, souhaite y « faire la démonstration qu’il existe un autre chemin » que le budget qualifié d’« inacceptable » par les socialistes. Arthur Delaporte, porte‑parole du PS, a commenté :
« Nous irons pour lui redire que nous voterons contre la confiance qu’il demandera le 8 septembre à l’Assemblée nationale et que nous proposons un autre chemin et une autre méthode pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle les décisions des gouvernements successifs depuis 8 ans, sous la présidence d’Emmanuel Macron, l’ont mené ».
De leur côté, La France insoumise et Les Ecologistes (EELV) ont décliné l’invitation de François Bayrou à Matignon. EELV a précisé dans un communiqué signé de Marine Tondelier, Cyrielle Châtelain et Guillaume Gontard :
« Le seul rendez‑vous auquel nous participerons est celui qu’il a donné aux parlementaires le 8 septembre, où nous lui refuserons la confiance ».
Sur le plan parlementaire, Éric Coquerel, député LFI et président de la commission des finances de l’Assemblée, a dit sur franceinfo son désaccord avec le constat de Bayrou sur le risque de surendettement, ajoutant : « C’est la dette écologique que nos enfants et nos petits enfants ne pourront pas nous pardonner ».
Enjeux publics et réactions
Le calendrier politique a poussé plusieurs responsables à se positionner publiquement. Des élus de gauche anticipent même une éventuelle nouvelle dissolution et préparent du matériel de campagne au cas où des élections législatives seraient convoquées à brève échéance.
Sur le plan territorial, le vice‑président de Régions de France, François Bonneau, s’est dit « particulièrement préoccupé » par la préparation du budget 2026 et par l’instabilité politique qui pourrait affecter le financement des régions, notamment pour les lycées, responsabilité majeure des collectivités.
Dimanche soir, l’entretien télévisé de François Bayrou constituera un temps fort avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale et pourrait influer sur la perception publique de la crise budgétaire et des choix politiques à venir.