Deux dossiers dominent l’actualité internationale: en Ukraine, les bombardements et les répliques diplomatiques de l’Union européenne, et, aux États-Unis, une proposition sur les visas étudiants et journalistes qui pourrait influencer les flux internationaux.
En Ukraine: frappes meurtrières et réponse européenne
La nuit du 28 août a été marquée par des bombardements attribués à la Russie, qui, selon les autorités ukrainiennes, ont coûté la vie à 14 personnes dans des zones résidentielles de Kiev. Le ministère russe de la Défense a affirmé que la frappe visait «des entreprises du complexe militaro-industriel et des bases aériennes militaires ukrainiennes».
En réaction, Emmanuel Macron a publié sur X: «629 missiles et drones en une nuit sur l’Ukraine : voilà la volonté de paix de la Russie. Terreur et barbarie», après l’attaque massive russe qui a endeuillé l’Ukraine, dans la nuit de mercredi à jeudi 28 août.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé: «La Russie recule devant rien pour terroriser l’Ukraine», ce jeudi devant la presse. L’Union européenne a convoqué l’ambassadeur russe à Bruxelles et la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a ajouté: «Aucune mission diplomatique ne devrait être une cible».
Sous le prisme du droit international, Moscou affirme viser des cibles militaires alors que Kiev et ses alliés déplorent des pertes civiles importantes, notamment dans des zones résidentielles. La tonalité des déclarations illustre une rupture entre les récits des deux camps et l’implication politique de l’UE dans le dossier ukrainien.
Révisions migratoires et débats sur les visas américains
Aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump a proposé de réduire la durée de séjour des étudiants étrangers à quatre ans et des journalistes à 240 jours, avec des renouvellements potentiels. Cette proposition, publiée dans le Federal Register, ouvre une courte période pour des commentaires publics avant l’entrée en vigueur.
«Pendant trop longtemps, les administrations précédentes ont autorisé des étudiants étrangers et d’autres détenteurs de visas à rester aux Etats-Unis, presque indéfiniment, présentant des risques pour la sécurité, coûtant une somme incalculable aux contribuables et désavantageant les citoyens américains», a affirmé le ministère de la Sécurité intérieure, dans un communiqué mercredi.
«Cette règle proposée envoie un message aux personnes talentueuses à travers le monde, leur signifiant que leurs contributions ne sont pas valorisées aux Etats-Unis», a réagi Miriam Feldblum, à la tête d’un groupe représentant les responsables d’établissements d’enseignement supérieur américains. «Cela ne nuit pas seulement aux étudiants internationaux — cela affaiblit également la capacité des établissements d’enseignement supérieur et des universités américains à attirer les meilleurs talents, cela diminue notre compétitivité à l’international», a affirmé la présidente de l’Alliance des présidents de l’enseignement supérieur et l’immigration.
Mi-août, le département d’Etat a annoncé avoir révoqué 6 000 visas étudiants depuis janvier. Et quelque 55 millions de détenteurs de visas sont touchés par des contrôles renforcés. En parallèle, Donald Trump a évoqué des objectifs d’accueil d’étudiants et des mesures controversées sur les visas, dans un contexte de débat sur l’immigration et la sécurité.
«Les avantages liés à l’immigration, notamment le droit de vivre et travailler aux États-Unis, «restent un privilège et non un droit», répète volontiers le secrétaire d’Etat américain.
Dans ce contexte, la discussion sur les visas s’inscrit dans une perspective politique plus large: certains responsables affirment que ces mesures pourraient rendre les universités américaines moins compétitives sur la scène internationale.