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Gaza : 9 Palestiniens tués dans des frappes à Gaza et Khan Younis

par Sara
Palestine, Israël, Égypte

Neuf Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés mercredi matin lors de frappes à Gaza et dans la ville de Khan Younis, ont indiqué des responsables hospitaliers du secteur. Les événements surviennent alors que le mouvement Hamas a appelé les médiateurs et les pays garants à intervenir immédiatement pour faire cesser les violations israéliennes.

Selon les secours, six personnes, dont deux enfants, ont péri après des bombardements d’artillerie visant les quartiers de Zeitoun et al-Tuffah à l’est de la ville de Gaza. Parallèlement, le complexe médical Nasser a annoncé que trois civils, dont un enfant, ont été tués lors d’un tir visant des tentes de déplacés au sud de Khan Younis.

La frappe intervient après une opération militaire menée mardi par l’armée israélienne qui a entraîné la destruction de bâtiments et d’infrastructures dans des secteurs sous son contrôle à l’est d’al-Tuffah, selon des témoins locaux.

Bilan humain et héritage du conflit

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, les autorités locales recensent 526 Palestiniens tués par des tirs et 1 447 blessés, en lien avec des violations quotidiennes du dispositif, d’après les bilans officiels. Par ailleurs, l’accord a mis fin à une phase de guerre commencée le 8 octobre 2023 et qui a duré deux ans, laissant selon les comptes officiels des dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers de blessés et des destructions massives des infrastructures.

Ces chiffres illustrent l’ampleur des besoins humanitaires et la fragilité persistante du tissu civil et des services essentiels dans la bande de Gaza.

Retour des déplacés et contraintes à Rafah

Dans la nuit, quarante Palestiniens sont rentrés dans la bande de Gaza après une longue attente au point de passage de Rafah. Leur retour s’est déroulé dans des conditions difficiles, marquées par des fouilles, des interrogatoires et des restrictions strictes imposées par l’armée israélienne, selon les témoignages recueillis.

Le passage de Rafah a été rouvert de façon limitée et sous strict contrôle le 2 février, pour la première fois depuis près de deux ans. Les prévisions initiales prévoyaient l’entrée de 50 personnes vers Gaza et la sortie de 50 patients vers l’Égypte accompagnés, mais seuls 12 voyageurs sont finalement entrés et 8 personnes ont quitté le territoire sur la première rotation effective.

Le mouvement Hamas a dénoncé ce qu’il qualifie de « traitement inhumain » des rapatriés et a réclamé l’intervention immédiate des médiateurs. Il a aussi affirmé que l’acheminement des aides reste fortement entravé, malgré la progression vers la seconde phase du cessez-le-feu.

Appels internationaux et conditions météorologiques

Le secrétaire général des Nations unies a appelé à faciliter l’acheminement massif de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, en insistant sur le rôle clé du passage de Rafah pour répondre aux besoins urgents. Selon lui, toute solution durable doit respecter le droit international et conduire à une gouvernance palestinienne unifiée et reconnue.

Parallèlement, les autorités locales et les organisations humanitaires mettent en garde contre la dégradation des conditions pour les déplacés, aggravée par un nouveau épisode de mauvais temps. Les limitations d’entrée de carburant et de gaz, autorisées en quantités extrêmement restreintes, aggravent encore la précarité dans les camps de tentes.

Situation des patients et pression sur le système de santé

La Croix-Rouge palestinienne a indiqué que 29 patients et 50 accompagnants se sont vus refuser la sortie via Rafah, alors que 45 malades et 90 accompagnants étaient initialement programmés pour un transfert à l’étranger afin de poursuivre des traitements. Les responsables médicaux soulignent l’urgence d’augmenter le nombre d’évacuations pour les cas critiques.

Les autorités sanitaires estiment à environ 20 000 le nombre de patients incapables de recevoir les soins nécessaires sur place. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé évalue que plus de 18 500 personnes ont besoin de soins spécialisés indisponibles localement. Le directeur général de l’OMS a insisté sur la nécessité urgente de lancer des opérations de réhabilitation et de reconstruction pour réduire la dépendance aux évacuations médicales après plus de deux ans d’attaques continues.

La combinaison des frappes récentes, des entraves au passage de Rafah et de l’effondrement partiel du système de santé accentue la crise humanitaire dans la bande de Gaza. Dans ce contexte, les appels à un accès humanitaire élargi et à des mesures de protection des civils restent plus pressants que jamais.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/4/9-%d8%b4%d9%87%d8%af%d8%a7%d8%a1-%d8%a8%d9%82%d8%b5%d9%81-%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84%d9%8a-%d8%b9%d9%84%d9%89-%d9%85%d8%af%d9%8a%d9%86%d8%aa%d9%8a-%d8%ba%d8%b2%d8%a9

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