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En France, l’Institut Pasteur participe au dispositif Saga de surveillance de la grippe aviaire et a développé un test diagnostic pour dépister d’éventuelles contaminations humaines. Les prélèvements sont envoyés vers le nord ou le sud du pays selon les zones, afin d’identifier précocement d’éventuelles infections zoonotiques. Les autorités soulignent que le risque de pandémie reste jugé très faible par l’Organisation mondiale de la Santé, et les mesures de biosécurité et de vaccination restent au cœur de la prévention.
Saga et test Pasteur: surveillance de la grippe aviaire
Dans le cadre du dispositif Saga, le Centre national de référence Virus des infections Respiratoires (CNR Virus des Infections Respiratoires) de l’Institut Pasteur a développé un test diagnostic spécifique pour détecter d’éventuelles contaminations humaines en France. À la moindre suspicion d’une infection zoonotique, les prélèvements sont envoyés respectivement dans le nord et le sud de la France. « Ici, nous en recevons une cinquantaine par an. Ce sont soit des patients qui présentent des symptômes grippaux après une exposition avérée avec des animaux infectés, soit des grippes très sévères avec des symptômes neurologiques, soit des laboratoires d’analyse qui détectent une grippe, mais qui ne semble pas être de type H1 ou H3, qui sont les grippes saisonnières humaines », précise Marie-Anne Rameix-Welti, responsable du CNR Virus des Infections Respiratoires à l’Institut Pasteur.
« On ne connaît pas bien la dangerosité exacte du H5 pour l’être humain, qui n’a développé des defenses immunitaires que contre le H1 et le H3. L’immense majorité des personnes décédées de la grippe aviaire présentaient des comorbidités », précise la virologue. Tous les échantillons reçus à l’Institut Pasteur sont donc séquencés et analysés pour déterminer s’il y a des mutations, des croisements avec la grippe saisonnière, des résistances aux médicaments, etc. Le but étant de s’assurer que la grippe aviaire ne devienne pas un jour transmissible d’homme à homme. « Le risque de pandémie serait alors très élevé. Mais l’OMS juge ce risque très faible », rassure Marie-Anne Rameix-Welti.

Des mesures de prévention pour tous sont ensuite détaillées: les élevages de volaille sont étroitement surveillés par les autorités sanitaires; la vaccination des canards, particulièrement sensibles au virus, couplée aux mesures de biosécurité dans les élevages, permet de limiter la propagation du virus. Les professionnels amenés à entrer en contact avec des volailles d’élevage, ainsi que tous les particuliers ayant chez eux des animaux de basse-cour sont invités à se faire vacciner contre la grippe saisonnière, afin d’éviter les risques de croisement des virus. Enfin, il est fortement déconseillé de toucher à un animal sauvage mort et il faut le signaler à la mairie ou auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Des mesures de prévention pour tous
Les professionnels et les particuliers ayant des animaux de basse-cour sont invités à rester vigilants et à respecter les gestes de biosécurité et les recommandations officielles, notamment la vaccination contre la grippe saisonnière pour limiter les risques de croisements viraux.
Il faut également rappeler qu’en cas de découverte d’un animal sauvage mort, il ne faut pas le toucher et il faut le signaler à la mairie ou auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Vaccination et conseils pratiques pour le grand public
Les professionnels et les particuliers ayant des animaux de basse-cour sont invités à rester vigilants et à respecter les gestes de biosécurité et les recommandations officielles, notamment la vaccination contre la grippe saisonnière pour limiter les risques de croisements viraux.
Il faut également rappeler qu’en cas de découverte d’un animal sauvage mort, il ne faut pas le toucher et il faut le signaler à la mairie ou auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB).