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Idriss Labidi vise une ceinture WBC Asia à Doha : un pas vers le sommet

Idriss Labidi vise une ceinture WBC Asia à Doha : un pas vers le sommet

Par Lea 2 min de lecture

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France

Idriss Labidi n’affiche rien d’inquiétant. Le regard posé, la parole mesurée, il aborde l’affrontement le plus exposé de sa jeune carrière. À Doha, le Marseillais disputera une ceinture WBC Asia, titre secondaire sur le papier mais capable de faire basculer sa trajectoire. Une victoire lors du Venum Fight 3 pourrait le propulser vers le top 25 mondial. Il sait que la salle sera remplie d’observateurs et de professionnels et que le résultat pourrait générer de nouvelles opportunités.

Idriss Labidi s appuie sur un style methodique
Idriss Labidi s appuie sur un style méthodique. Un boxeur de rythme, capable de faire monter la pression et de faire parler sa science du combat sur la durée.

Pour atteindre cet objectif, il faudra passer par Rivo Rengkung, vétéran indonésien habitué à ces duels à enjeu. C’est une continuité pour l’un et une première pour Idriss Labidi à ce niveau; il demeure serein. Pour lui, peu importe le lieu, un ring reste un ring et l’issue dépendra de l’affrontement.

La disparition de son frère Saci a tout bousculé

Cette assurance est le fruit d’un parcours long et accidenté. Elle prend racine entre Consolat et La Rose, où il découvre la boxe dès six ans. Il se souvient que sa mère l’avait inscrit pour qu’il sache se défendre et que, au début, il préférait jouer au football avec ses amis. Le déclic arrive à la compétition: chez les amateurs, il compte neuf victoires pour autant de combats. Une trajectoire qui sera interrompue par une rupture brutale.

La disparition de son frère Saci, en 2018, bouleverse tout, et il s’éloigne du sport. Il explique avoir perdu la tête et avoir raccroché les gants pendant une année après son décès. Le ring s’éloigne, jusqu’à la rencontre avec Ryad, ancien boxeur amateur aujourd’hui en fauteuil roulant, qui ravive le goût de la discipline chez Idriss Labidi. Ryad et lui échangent longuement sur leurs vies et sur la boxe; peu à peu, il retrouve la motivation de reprendre ce qui était sa passion.

L’exil thaïlandais

La suite s’écrit à Aubagne, dans le quartier du Charrel, où le Franco‑algérien rejoint le circuit professionnel des poids légers sous la houlette d’Omar Louragh. Un cadre nouveau, une méthode, et surtout une continuité retrouvée. Depuis 2024, il enchaîne les combats et affiche une série de succès: cinq combats, cinq victoires.

Les entraîneurs estiment que les matches en trois rounds ne lui convenaient plus et que le passage au niveau professionnel lui offrait le temps nécessaire pour s’exprimer pleinement. Le cap est franchi et la préparation suit: depuis octobre, il s’est exilé en Thaïlande pour préparer le rendez-vous du Venum Fight 3.

Direction la Thaïlande, loin de Marseille et de ses repères, pour se consacrer entièrement au travail. Là-bas, chaque journée est réglée pour durcir le corps et affiner le rythme. Il se concentre uniquement sur cela: il mange, boxe, dort et recommence le lendemain. C’est dur, mais nécessaire pour sortir le meilleur. Au Qatar, l’objectif est désormais de transformer ce travail en succès.

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