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La hausse du salaire minimum interprofessionnel (SMIC) prévue pour 2025 aura un impact significatif sur les jeunes travailleurs, en particulier ceux qui sont célibataires et sans enfants. Cette augmentation de 50 euros par mois pourrait réduire leur revenu net de manière notoire en raison de l’application du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu (IRPF).
Répercussions sur les jeunes travailleurs
Les jeunes travailleurs sont particulièrement vulnérables face à cette décision de l’administration fiscale. En effet, l’obligation de payer l’IRPF sur les 50 euros supplémentaires entraînera une perte nette importante dans leurs salaires. Selon les estimations, sur cette augmentation mensuelle, ils ne toucheront en réalité qu’un peu plus de 28 euros, tandis qu’environ 22 euros seront retenus par l’administration fiscale.
Profil des contribuables concernés
Le groupe le plus affecté par cette décision est celui des travailleurs célibataires sans enfants. Cela représente environ 540 000 salariés sur les plus de 2,7 millions qui perçoivent le SMIC. Ce groupe se caractérise par un minimum personnel de 5 550 euros, le plus bas du barème de l’impôt.
Pour d’autres catégories de contribuables, l’impact sera mitigé. Par exemple, un salarié ayant un enfant de moins de trois ans ne sera pas soumis à retenue fiscale, tandis qu’un contribuable avec un enfant plus âgé verra une réduction mensuelle de son salaire de seulement 43 euros.
La situation financière des jeunes
Cette mesure risque d’aggraver la situation économique des jeunes travailleurs, dont les salaires sont déjà faibles. En 2023, les moins de 24 ans touchaient en moyenne 1 387 euros par mois, selon l’Institut national de la statistique. Leur capacité à se loger et à s’indépendantiser est également mise à mal, beaucoup d’entre eux consacrant jusqu’à 60 % de leur revenu à leur loyer.
Justifications du gouvernement
Le gouvernement a justifié sa décision en affirmant que la majorité des travailleurs au SMIC continueront à ne pas être imposés. De plus, il a été signalé qu’aucune modification du seuil de non-imposition de l’IRPF n’était prévue. Pour que les salariés au SMIC ne soient pas soumis à une retenue, le seuil de revenu aurait dû être relevé à 16 576 euros, une mesure que le gouvernement n’a pas choisie d’appliquer.