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Un incendie meurtrier s’est déclaré le soir du Nouvel An dans le bar Le Constellation à Crans-Montana (Suisse), faisant 40 morts et 116 blessés selon les bilans officiels. Les enquêteurs élargissent l’enquête à une quatrième personne et interrogeront bientôt deux responsables de la sécurité de la commune, l’ancien et l’actuel chargé de sécurité de la mairie, selon BFMTV et RTS. Le couple de gérants, Jacques et Jessica Moretti, est placé en instruction pénale pour « homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence », et des dates d’audition ont été précisées pour février.
Quatre personnes mises en cause dans l’enquête
Outre le couple Moretti, qui est au cœur de l’affaire, l’ancien chargé de sécurité de Crans-Montana est également visé par l’enquête et sera entendu, tandis que l’actuel chargé de sécurité de la mairie est la quatrième personne mise en cause et doit être auditionné le 6 février. Les informations proviennent de BFMTV et RTS, qui indiquent que l’enquête se poursuit et que les auditions prévues en février portent notamment sur les normes de sécurité et le contrôle des établissements recevant du public.

Des contrôles de sécurité passés et des manquements
Les rapports d’inspection examinés par les médias montrent des manquements répétés dans les années qui précèdent le drame: escalier d’issue de secours en bois, salariés non formés, extincteurs non indiqués, et des contrôles qui n’ont pas nécessairement été effectués chaque année comme prévu. Le dernier contrôle documenté remonte à 2020, et pourtant la mairie avait rendu un avis positif sur l’établissement. Dans les documents cités, ces éléments s’inscrivent dans le cadre des interrogations sur la gestion des normes incendie.

Auditions prévues et cadre juridique
Les auditions en février s’inscrivent dans la poursuite de l’enquête: l’actuel chargé de sécurité est attendu le 6 février et l’ancien chargé le 9 février. Le couple Moretti demeure au cœur de l’instruction pénale, avec les chef d’accusation déjà évoqués, et les autorités cherchent à déterminer si des failles administratives ou des manquements à la sécurité ont contribué au drame du Nouvel An.