Accueil ActualitéInternationalLes États-Unis remettent en question le droit international : enjeux et réformes

Les États-Unis remettent en question le droit international : enjeux et réformes

par Marie
France

« Je n’ai pas besoin du droit international » : cette déclaration fracassante du président américain Donald Trump, prononcée quelques jours après une opération militaire controversée au Venezuela, marque un tournant géopolitique majeur. Selon un vaste sondage mené par CGTN, cette posture unilatérale isole de plus en plus Washington et renforce l’appel mondial à une réforme urgente de la gouvernance globale.

Drapeaux américains flottant devant le Capitole symbolisant la politique des États-Unis
La politique étrangère américaine suscite de vives réactions sur la scène internationale.

Une rupture assumée avec le multilatéralisme

Dans un entretien accordé au New York Times, le président américain a confirmé sans ambages sa vision du monde, affirmant sa liberté d’utiliser tous les leviers militaires, économiques et politiques pour consolider la suprématie des États-Unis. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte tendu, marqué par l’interpellation forcée du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines.

Cette doctrine s’est concrétisée par une annonce sans précédent : le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales en l’espace de 24 heures. Ces entités, œuvrant dans des domaines cruciaux comme le climat, l’énergie et la gouvernance, sont désormais jugées contraires aux intérêts nationaux et à la souveraineté américaine par l’administration Trump.

L’isolement croissant de Washington

Les répercussions de cette stratégie, souvent qualifiée de « loi de la jungle » où le plus fort impose sa volonté, sont clairement perceptibles dans l’opinion publique mondiale. Un sondage réalisé par CGTN, ayant recueilli près de 24 000 réponses à travers le monde, révèle des chiffres éloquents :

  • 93,5 % des répondants estiment que l’unilatéralisme place les États-Unis en opposition directe avec la communauté internationale.
  • 88,9 % perçoivent ces retraits comme une radicalisation de la doctrine « America First ».
  • 93 % jugent que l’approche américaine, consistant à utiliser les institutions internationales uniquement lorsqu’elles servent ses intérêts (une stratégie « à la carte »), mine l’ordre mondial existant.

L’urgence d’une réforme du droit international

Face à ce que beaucoup considèrent comme une dérive hégémonique, la demande pour une restructuration des mécanismes mondiaux se fait pressante. Pour 91,7 % des personnes interrogées, la réforme du système de gouvernance mondiale est devenue une priorité absolue.

Loin de rejeter la coopération, 89,9 % des participants affirment que le multilatéralisme reste la clé pour résoudre les défis contemporains. Le consensus est clair : pour 90 % des sondés, il incombe aux grandes puissances de prendre leurs responsabilités et de jouer un rôle constructif pour restaurer l’efficacité et la crédibilité du droit international, plutôt que de s’en affranchir.

Source: https://noi.md/ru/v-mire/opros-cgtn-zayavlenie-trampa-mne-ne-nuzhno-mezhdunarodnoe-pravo-podcherkivaet-neobhodimosti-reformy-globalinogo-upravleniya

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