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Lundi 26 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 32

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Illustration de l’article consacré au projet de loi « casseurs-payeurs » en France
Image associée au débat sur le projet de loi « casseurs-payeurs ». Les métadonnées fournies ne précisent ni la scène ni sa date.

Projet de loi « casseurs-payeurs » : qui pourrait devoir payer ?

Par Chia 1 min de lecture 2 sources

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La réponse courte

Faudrait-il payer pour une dégradation sans l’avoir commise ? Le projet de loi « casseurs-payeurs », dont l’examen au Sénat est annoncé pour la semaine du 26 octobre 2026, pourrait exposer certains manifestants à une responsabilité financière allant jusqu’à 10 000 euros pour les dégâts causés par d’autres. Ce mécanisme reste une proposition à débattre, et non une obligation déjà applicable.1

La distinction essentielle porte sur le lien entre la personne et les dégâts. Le projet ne viserait pas seulement celui qui casse : une personne continuant à manifester à proximité des auteurs, ou au sein du même groupe, pourrait aussi être tenue de payer. La question ne serait donc plus uniquement « a-t-elle elle-même dégradé quelque chose ? », mais aussi « dans quelles circonstances poursuivait-elle sa participation au rassemblement ? ». Cela ne signifie pas que toute personne présente dans un cortège devrait automatiquement verser 10 000 euros : le montant annoncé est un plafond, associé aux conditions envisagées.12

C’est ce risque de payer sans être l’auteur des dégradations qui nourrit la contestation. Le député La France insoumise Éric Coquerel redoute que des personnes renoncent à manifester pour éviter cette exposition financière. Des syndicats de gauche et la Ligue des droits de l’Homme demandent l’abandon du texte, qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté de manifester. L’effet dissuasif qu’ils dénoncent est une conséquence redoutée, pas un résultat déjà observé de cette proposition.1

Le gouvernement défend au contraire une réponse aux pillages et aux incendies survenus lors des manifestations récentes en France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu juge le projet indispensable après ces violences. Préparé initialement à la suite des affrontements de mai, après la victoire du Paris Saint-Germain contre Arsenal en Ligue des champions, le texte comporte aussi un recours accru aux drones au-dessus des manifestations. Ce volet concerne la surveillance des rassemblements ; le mécanisme financier concerne, lui, les personnes qui pourraient devoir répondre des dégâts.1

Les 2 sources

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  1. 1theguardian.comMacron accused of putting France’s right to protest at risk with ‘vandal’s law’ (nouvel onglet)
  2. 2mezha.netMacron government’s ‘vandals pay’ bill sparks protest-rights concerns (nouvel onglet)

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