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Alors que des frappes militaires américaines d’envergure ont touché le Venezuela tôt ce samedi 3 janvier 2026, Trinidad-et-Tobago s’empresse de démentir toute participation. La Première ministre Kamla Persad-Bissessar affirme la neutralité de l’archipel face à cette escalade majeure, marquée par l’annonce controversée de la capture de Nicolás Maduro par Donald Trump.
Une neutralité réaffirmée par Port-d’Espagne
Face à la montée subite des tensions internationales dans la région, le gouvernement de Trinidad-et-Tobago a tenu à clarifier sa position sans délai. La Première ministre, Kamla Persad-Bissessar, a déclaré formellement que son pays n’avait joué aucun rôle dans les opérations menées par les États-Unis.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux à 5h44 ce matin, la dirigeante a précisé : « Trinidad-et-Tobago ne participe à AUCUNE de ces opérations militaires en cours. » Elle a également souligné la volonté de l’archipel de maintenir des « relations pacifiques » avec le peuple du Venezuela voisin. Cette position a été immédiatement corroborée par un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères.
Escalade militaire et capture annoncée de Nicolás Maduro
Selon les rapports, les États-Unis ont lancé une série de frappes militaires intensives aux alentours de 2h00 du matin, heure locale de Caracas. Des explosions et des incendies ont été signalés sur plusieurs sites stratégiques, notamment à Fuerte Tiuna, La Carlota et au port de La Guaira.
L’opération a pris une tournure dramatique avec l’annonce faite par le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il affirme que les forces américaines, en collaboration avec les forces de l’ordre, ont réussi une opération visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que son épouse, Cilia Flores, qui auraient été exfiltrés du pays.
Donald Trump a promis de livrer plus de détails lors d’une conférence de presse prévue à 11h00 dans sa résidence de Mar-a-Lago, remerciant le public pour son attention sur ce dossier brûlant.
État d’urgence et inquiétude régionale
La réaction à Caracas a été immédiate : le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’urgence. La vice-présidente Delcy Rodríguez, confrontée à l’incertitude sur le sort du chef de l’État, a exigé une « preuve de vie », indiquant que la localisation actuelle de Maduro demeure inconnue.
L’onde de choc traverse toute la zone caraïbe. La Caricom (Communauté des Caraïbes) a réuni en urgence les chefs de gouvernement ce matin. L’organisation régionale surveille activement la situation, exprimant sa « grave préoccupation » quant aux implications potentielles pour les pays voisins.
Malgré le climat d’instabilité, la compagnie Caribbean Airlines a tenu à rassurer ses passagers, indiquant qu’aucune perturbation n’était à signaler sur les vols prévus pour cette journée du 3 janvier.