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Israël intensifie ses attaques à Gaza, nouvelle vague de déplacements

by Sara
Palestine, Israël

Les attaques israéliennes s’intensifient à Gaza, provoquant de nouveaux déplacements massifs des habitants et un nombre croissant de victimes civiles. Des dizaines de familles quittent leurs quartiers dans la ville de Gaza et le nord du secteur vers le centre et le sud, fuyant des frappes qui s’inscrivent dans le cadre de l’opération dite « عربات جدعون 2 » (voir le détail de l’opération : attaques et contexte). Les équipes médicales rapportent des dizaines de morts et de blessés dans de nouveaux massacres, tandis que la famine fait davantage de victimes.

Déplacements massifs et manque de zones sûres

Selon les autorités locales, les familles déplacées ignorent où se réfugier, car « il n’existe plus d’endroit sûr dans le secteur ».

Faris Afana, directeur des services d’ambulance et d’urgence pour les gouvernorats de Gaza et du Nord, a déclaré à Al Jazeera que :

  • les déplacés n’ont plus de point de chute sûr dans l’enclave ;
  • l’armée israélienne empêche l’accès des ambulances aux zones visées, entravant les secours aux civils.

Ces contraintes aggravent la vulnérabilité des civils et compliquent l’évacuation des blessés.

Frappe concentrée sur plusieurs quartiers

Depuis près de deux semaines, l’armée israélienne mène des opérations de bombardement et de destruction concentrées dans plusieurs quartiers :

  • Shujaiya, Al-Zaytoun et Al-Sabra, à l’est et au sud de la ville de Gaza ;
  • le camp de Jabalia, au nord du secteur (camp de Jabalia).

L’armée a annoncé que la brigade 401 était revenue récemment combattre à Jabalia et vise, selon un communiqué, « les capacités du mouvement Hamas et la destruction d’infrastructures militaires, à la surface et en dessous du sol ».

Par ailleurs, la radiotélévision officielle israélienne a relayé qu’une prise de contrôle de la ville de Gaza pourrait commencer après une opération d’encerclement estimée durer environ deux mois.

Bilan des victimes et bombardements récents

Des sources hospitalières du secteur ont fait état d’un bilan lourd depuis l’aube :

  • 16 Palestiniens tués par les tirs de l’armée dans plusieurs zones, dont 7 personnes qui attendaient une distribution d’aide sur la rue Salah ad-Din, au sud de la région de Wadi Gaza ;
  • des victimes supplémentaires à Jabalia al-Nazla après un tir d’artillerie, selon les secours ;
  • des attaques aériennes intenses sur Jabalia al-Balad et Jabalia al-Nazla, avec des images montrant des cordons de feu provoqués par des missiles sur des habitations civiles.

Un hôpital a signalé également la mort d’une femme palestinienne dans le quartier d’Al-Zaytoun à Gaza-ville, tandis que Khan Younes, au sud, a été la cible de frappes aériennes et de tirs de véhicules aériens armés le matin même.

La journée précédente avait déjà vu 58 Palestiniens tués, dont 16 personnes attendant de l’aide humanitaire.

La famine continue de frapper

Outre les frappes, la famine dans la bande de Gaza provoque des décès supplémentaires. Le directeur du ministère de la Santé, le Dr. Munir al-Bursh, a indiqué à Al Jazeera que :

  • 8 Palestiniens sont morts de faim au cours des dernières 24 heures, dont un enfant ;
  • depuis le début du conflit, le nombre de morts attribués à la famine atteint 289, dont 115 enfants, selon les déclarations officielles du ministère.

La dégradation de l’accès aux soins et aux denrées essentielles aggrave la situation humanitaire déjà catastrophique.

Condamnations et avertissements officiels

Le bureau de l’information du gouvernement de Gaza a dénoncé les menaces répétées d’une invasion de la ville de Gaza — où vivent plus de 1,3 million de personnes, dont plus de 500 000 enfants — et a qualifié toute offensive généralisée de « crime de guerre majeur ».

Le communiqué souligne que l’invasion serait particulièrement dramatique compte tenu :

  • de la destruction systématique du système de santé dans les gouvernorats de Gaza et du Nord ;
  • de l’arrêt de nombreuses capacités hospitalières.

De nombreux États et organisations de défense des droits humains ont condamné les opérations militaires, mettant en garde contre une escalade meurtrière et un vaste déplacement de population.

Décisions politiques et contexte militaire

Le chef du gouvernement israélien, visé par des procédures de la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre, a approuvé la semaine dernière un plan visant l’occupation de la ville de Gaza, incluant la mobilisation de dizaines de milliers de soldats.

Cette décision a été annoncée malgré l’accord de la mouvance de résistance islamique (Hamas) sur une proposition de cessez-le-feu formulée par des médiateurs.

Contexte depuis octobre 2023

Depuis octobre 2023, Israël mène, avec le soutien américain selon les rapports, ce que certaines sources qualifient de campagne d’extermination contre la population de la bande de Gaza.

Les actions recensées comprennent :

  • meurtres ciblés et frappes massives ;
  • famine et privation ;
  • destruction et déplacements forcés de population (déplacements forcés).

Certaines institutions évoquent également des violations graves du droit international, rappelant des décisions ou injonctions antérieures de la Cour internationale de justice (injonctions antérieures).

Les bilans avancés par certaines sources font état de plus de 62 000 morts et 157 000 blessés depuis le début des opérations majeures dans l’enclave.

source:https://www.aljazeera.net/news/2025/8/24/%d8%ba%d8%b2%d8%a9-%d9%85%d8%ac%d8%a7%d8%b2%d8%b1-%d8%aa%d9%87%d8%ac%d9%8a%d8%b1

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