Table of Contents
Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain J. D. Vance a exprimé des critiques à l’égard de l’Europe, soulignant selon lui une menace qui proviendrait de l’intérieur du continent. Il a mis en avant le danger d’un éloignement des valeurs fondamentales partagées avec les États-Unis.
Les propos de J. D. Vance
Vance a déclaré : « La menace qui me préoccupe le plus n’est ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur externe. Je m’inquiète de la menace intérieure : le retrait de l’Europe de ses valeurs fondamentales ». Il a encouragé les Européens à écouter davantage leurs citoyens tout en évitant de nommer directement des partis comme l’AfD. Sa rencontre ultérieure avec la candidate à la chancellerie Alice Weidel, plutôt qu’avec le chancelier allemand Olaf Scholz, a été perçue comme une violation des conventions diplomatiques.
Réaction de la présidente suisse
Parmi les auditeurs, la présidente suisse Karin Keller-Sutter a fait part de son avis sur le discours de Vance. Dans un entretien accordé au journal « Le Temps », elle a qualifié son discours de « très libéral » et a noté qu’il était « d’une certaine manière très suisse » en appelant à écouter la population. Son porte-parole a précisé que Keller-Sutter se concentrait sur la liberté d’expression et la participation démocratique, sans que cela n’affecte la position de la Suisse, qui soutient le dialogue entre les États-Unis et la Russie.
Critiques de l’opposition
Cependant, les commentaires de Keller-Sutter n’ont pas manqué d’attiser des critiques. La présidente des Verts, Lisa Mazzone, a dénoncé le discours de Vance comme étant « plein de fausses informations » et a accusé Vance de voir l’Europe comme le problème, plutôt que de pointer du doigt Poutine. Gerhard Pfister, président du parti du Centre, a également exprimé son désaccord, arguant que le discours ne reflétait pas les vrais principes libéraux.
Éloignement de la réalité géopolitique
La Suisse semble avoir perdu de son influence dans la réalité géopolitique actuelle. Malgré des espoirs que l’administration Trump favoriserait la Suisse, des décisions récentes ont montré le contraire, notamment l’interdiction pour la Suisse d’accéder aux puces informatiques américaines pour des projets d’intelligence artificielle. L’ancien ambassadeur Martin Dahinden a souligné que la Suisse est prête à contribuer au processus de paix, mais que les discussions doivent d’abord se dérouler dans un format convenu par Trump et Poutine.
Perspectives pour l’avenir
Alors que la Suisse se prépare à prendre la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2026, certains considèrent que cette organisation pourrait offrir un cadre de dialogue indispensable, même si son utilité est parfois remise en question. Le rôle de la Suisse dans les années à venir reste incertain, alors même que les enjeux internationaux continuent d’évoluer.