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La Filmförderung allemande, essentielle pour le secteur cinématographique, pourrait enfin être maintenue grâce à une décision récente du Kulturausschuss au Bundestag. Le comité a validé un nouveau projet de loi sur le financement du cinéma, ce qui laisse entrevoir une majorité favorable lors du prochain vote en plénière. L’Alliance des producteurs allemands a exprimé son soulagement face à ces développements.
Les inquiétudes de Volker Schlöndorff
Avant cette avancée, le célèbre réalisateur Volker Schlöndorff avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, si le projet de loi n’était pas approuvé, même les cinéastes les plus prospères pourraient faire faillite. « On pourrait seulement se désespérer », a-t-il déclaré à l’agence de presse allemande.
Un financement en péril
La loi actuelle sur le financement des films (FFG) arrivera à expiration à la fin de l’année. Si elle n’est pas renouvelée, la collecte de la « Filmabgabe », la taxe sur les films, ne pourra plus être effectuée auprès des utilisateurs tels que les cinémas et les plateformes de streaming. Cela entraînerait une crise de financement pour les projets cinématographiques allemands à partir de janvier.
Un besoin de réajustement
Bien que l’adoption de la nouvelle loi soit un pas en avant, Schlöndorff a souligné que cela ne suffirait pas. Il a noté que le volume de la Filmabgabe avait diminué, notamment à cause de la crise des cinémas. « Il y a une promesse, j’espère qu’ils la respecteront, pour augmenter le fonds de soutien allemand de 30 millions d’euros. Ces sommes peuvent sembler dérisoires comparées au budget fédéral, mais elles sont vitales pour notre industrie », a-t-il insisté.
Concurrence internationale
Schlöndorff a également fait remarquer que d’autres pays européens offraient des avantages fiscaux considérables, attirant ainsi des productions à Prague, Rome ou Paris. « Ils proposent des réductions fiscales de 30 à 40 % pour les productions, alors qu’en Allemagne, il n’y a rien », a-t-il déclaré, en soulignant les effets désastreux de cette situation sur des studios comme Babelsberg.
Appel à l’action
Le réalisateur a contacté personnellement le chancelier Olaf Scholz, qui représente Potsdam, pour demander des modèles fiscaux similaires. Bien que des initiatives aient été envisagées, aucun projet n’a encore été approuvé par le gouvernement. En raison de l’absence de budget fédéral, les marges de manœuvre sont très limitées.
Projets en attente
Schlöndorff a révélé qu’il avait déjà échoué à réaliser deux projets, dont un film sur Antonio Vivaldi et une adaptation du livre « Heimsuchung » de Jenny Erpenbeck, pour lesquels il a écrit un scénario prometteur avec des acteurs talentueux. Malheureusement, sans financement allemand, il envisage de tourner en Pologne plutôt qu’en Allemagne, ce qu’il juge absurde.