Aller au contenu

Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 22 h 03

Lire sans pub

La France, refuge pour les chercheurs américains en crise

Par Sara 2 min de lecture France, États-Unis, Europe

Garder Discussion

La crise actuelle qui secoue le monde scientifique américain ouvre une fenêtre exceptionnelle pour la France et l’Europe. Face à la suppression massive de postes dans les institutions prestigieuses des États-Unis, les chercheurs américains cherchent refuge, et les universités européennes rivalisent d’efforts pour attirer ces talents en exil.

Un exode massif des chercheurs américains

En moins de cent jours, des milliers de scientifiques ont perdu leur poste dans des centres de recherche américains de renom. Cette vague de licenciements, conséquence directe des choix politiques et budgétaires aux États-Unis, menace désormais le principal moteur de l’innovation américaine : la National Science Foundation (NSF), qui pourrait voir son budget réduit de moitié. Cette situation bouleverse profondément le paysage scientifique mondial.

La France, héritière d’un modèle scientifique

La National Science Foundation, pilier du soft power américain, trouve en réalité son inspiration dans un modèle français. En 1945, l’ingénieur Vannevar Bush, conseiller scientifique du président Franklin Roosevelt, conçoit un système centralisé de financement de la recherche reposant sur deux piliers : un financement assuré par les dépenses militaires colossales et une gouvernance confiée non à des bureaucrates, mais à la communauté scientifique.

Ce système s’inspire directement de l’œuvre du physicien français Jean Perrin. En 1935, Perrin avait fondé la Caisse nationale de la recherche scientifique, ancêtre du CNRS, et avait réussi à convaincre le gouvernement d’allouer une partie du budget initialement destiné à la construction de la ligne Maginot à la recherche scientifique. Grâce à cette stratégie, Paris est devenu un havre pour de nombreux savants fuyant les persécutions nazies, parmi lesquels deux futurs lauréats du prix Nobel.

Un projet contemporain à réévaluer

Aujourd’hui, des initiatives emploient le terme « réfugié scientifique » pour désigner ces chercheurs en quête d’un nouveau départ en Europe, et notamment en France. Cependant, ces ambitions restent bien modestes comparées à la dynamique imaginée par Perrin et concrétisée par Roosevelt. Le défi est ainsi lancé aux institutions françaises : saisir cette opportunité historique et renforcer leur positionnement comme refuge et moteur de l’innovation scientifique.

source:https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/chercheurs-americains-la-france-labo-de-sauvetage-20250422_OJQNBD7YFVHENH3LPHYNPIRJ5A/

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte