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La situation des migrants en Albanie : un voyage controversé

par Sara
France, Albanie

La situation des migrants en Albanie continue de susciter de vives discussions alors qu’un nouveau transfert a eu lieu récemment. Le ministre Matteo Piantedosi a annoncé le troisième voyage d’un navire de la Marine militaire vers l’Albanie, transportant environ cinquante migrants, un nombre bien plus élevé que lors des précédentes tentatives, où les passagers avaient été libérés par les juges en raison de l’absence de preuves pour justifier leur détention.

Nouveau transfert de migrants

Le dimanche 26 janvier, le ministère de l’Intérieur a informé que le patrouilleur Cassiopea s’était dirigé vers le port de Shengjin après plusieurs jours au large de Lampedusa, avec à son bord 49 migrants. Ce transfert marque le début des procédures d’accueil, de détention et d’évaluation des demandes d’asile en Albanie. En outre, 53 autres migrants ont présenté volontairement leur passeport pour éviter d’être transférés, ce qui pourrait accélérer les procédures de vérification de leur statut, augmentant ainsi les chances de retour pour ceux qui ne sont pas éligibles à rester dans l’Union européenne.

Contexte et critiques

Les migrants ont été secourus par des vedettes italiennes alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe depuis les côtes africaines. Sur les 49 personnes à bord, 30 ont été sélectionnées par la garde côtière et 19 par la garde de finances. Le gouvernement a modifié la procédure en insérant un amendement dans le décret relatif aux flux migratoires, espérant cette fois un résultat différent, avec des juges des Cours d’appel, notamment à Rome, chargés d’évaluer les demandes d’asile.

Cependant, cette décision a été vivement critiquée, notamment par le président de la Cour d’appel de Rome, Giuseppe Meliado. Dans son discours d’inauguration de l’année judiciaire, il a exprimé son désarroi face à cette manœuvre législative qui déplace sans augmentation de personnel ni ressources supplémentaires les procédures de validation des mesures de détention des étrangers vers la Cour d’appel de Rome. Il a qualifié cette décision de « précipitation dépourvue de toute rationalité apparente », craignant qu’elle ne déséquilibre davantage la situation déjà précaire dans le traitement des demandeurs d’asile en Italie.

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