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Une affaire de laits infantiles contaminés émerge en France et à l’international, portée par Foodwatch et huit familles qui déposent une plainte contre X. L’enquête porte sur des rappels massifs de laits potentiellement contaminés par la toxine céréulide. Les plaignants visent des industriels et l’État pour leur réaction jugée tardive, et demandent transparence et justice. Des procédures pénales sont déjà ouvertes dans plusieurs villes et l’affaire fait l’objet d’un suivi étroit par les médias.
Laits infantiles : Foodwatch et huit familles déposent plainte pour mise en danger et tromperie aggravée
« Les faits sont particulièrement graves puisque ces laits contaminés à la toxine céréulide sont souvent destinés à des nourrissons de moins de six mois, parfois des prématurés au système immunitaire d »as-tant plus vulnérable », explique Foodwatch. Ils ont été vendus dans le monde entier par des multinationales qui ont commercialisé des produits exposant les bébés à un risque pour leur santé. « C’est hors la loi, et Foodwatch est déterminée à réclamer justice et transparence dans cette affaire », poursuit l’association. L’avocat des familles, Me François Laforgue, a ajouté : « (Les) fabricants ne pouvaient ignorer les obligations de sécurité sanitaire qui leur incombent. Nous demandons la plus grande fermeté dans cette affaire qui concerne la santé de nourrissons ». La plainte vise Nestlé (Guigoz, Nidal), Danone (Blédilait, Gallia), Lactalis (Picot) et Vitagermine (Babybio Optima).

Rappels mondiaux et enquêtes en France
Depuis décembre, des rappels de laits infantiles ont été effectués dans plus d’une soixantaine de pays en raison d’un risque de contamination à la céréulide, une toxine produite par certaines bactéries. Le ministère de la Santé indique que la céréulide peut entraîner des troubles digestifs, tels que vomissements et diarrhées, chez les nourrissons concernés. Deux enquêtes pénales distinctes ont été ouvertes à Angers et à Bordeaux après les décès de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé. L’autorité sanitaire européenne (Efsa) a déclaré avoir été saisie par la Commission européenne pour établir une norme sur la céréulide dans les produits pour enfants et rendra son avis le 2 février. Cabio Biotech, producteur chinois d’huile riche en acide arachidonique (ARA) impliquée dans le processus, est pointé comme origine potentielle de la contamination.

Origine et enjeux de transparence
Des éléments contenus dans les rapports évoquent que les fabricants ont retiré des produits du marché après le déclenchement des alertes et que les procédures initiales ont été jugées insuffisantes par certains observateurs. L’enquête porte sur des groupes comme Nestlé, Danone, Lactalis et Vitagermine, mais aussi sur le rôle des autorités publiques et leurs délais d’action. Selon les sources, il n’existe pas encore en France de laboratoire accrédité pour détecter la toxine incriminée, ce qui complexifie les investigations et les décisions de rappel.