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Lundi 19 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 33

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L’arche de Tchernobyl perd ses fonctions de sécurité selon l’AIEA

Par charles 2 min de lecture Ukraine

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L’arche de Tchernobyl, appelée aussi le Nouveau confinement sécurisé, a été endommagée par une attaque de drones en février et demeure au cœur de l’attention internationale. L’AIEA a indiqué qu’elle n’assure plus pleinement ses fonctions de sécurité, même si aucun dommage permanent n’a été constaté sur les structures porteuses et les systèmes de surveillance. L’ONU a annoncé le 14 février dernier que les autorités ukrainiennes avaient déclaré qu’un drone transportant une charge explosive avait frappé le site.

AIEA : l’arche de Tchernobyl perd ses fonctions de sécurité

L’AIEA a indiqué qu’une inspection avait déterminé que les dégâts causés à la structure, découverts en février dernier, l’avaient détérioré. Le directeur de l’agence, Rafael Grossi, a dit dans un communiqué que la mission d’inspection « avait confirmé que (l’arche) avait perdu ses fonctions premières de sécurité, notamment ses capacités de confinement ». L’agence a toutefois estimé qu’aucun dégât permanent n’avait été causé à ses structures porteuses et aux systèmes de surveillance.

Vue du site nucléaire de Tchernobyl après l’attaque de drones
Arche de Tchernobyl endommagée par l’attaque de drones de février.

Contexte technique et objectifs de sécurité

L’arche de Tchernobyl, haute de 108 mètres et longue de 162 mètres, est opérationnelle depuis 2019 et recouvre le réacteur détruit afin de contenir les matières radioactives et de protéger le vieux sarcophage. L’ASNR liste ses trois objectifs : « assurer le confinement des matières radioactives qui se trouvent encore à l’intérieur du réacteur détruit », « protéger le vieux sarcophage et éviter ainsi sa dégradation additionnelle, voire in fine son effondrement », et « préparer le démantèlement du sarcophage et le retrait des matières radioactives ». Après l’attaque, des réparations ont été entamées et certains systèmes conçus pour une durée de vie de 100 ans ne sont plus opérationnels pour le moment.

« assurer le confinement des matières radioactives qui se trouvent encore à l’intérieur du réacteur détruit », « protéger le vieux sarcophage et éviter ainsi sa dégradation additionnelle, voire in fine son effondrement », et « préparer le démantèlement du sarcophage et le retrait des matières radioactives »

Vue aérienne du site de Tchernobyl
Vue générale de l’arche et du site de Tchernobyl.

Réponses internationales et perspectives

Au-delà de l’aspect technique, les soutiens internationaux se coordonnent pour rétablir le confinement et la sécurité nucléaires. Selon les rapports, la France a promis environ 10 millions d’euros pour réparer la structure après l’attaque de drones russes, et la BERD évoque des réparations temporaires prévues pour 2026 afin de soutenir le rétablissement de la sûreté et de la sécurité nucléaires sur le site. L’AIEA – qui dispose d’une équipe permanente sur le site – continuera à faire tout son possible pour soutenir les efforts visant à rétablir pleinement la sûreté et la sécurité nucléaires sur le site de Tchernobyl, a déclaré Rafael Grossi.

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