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Selon une recherche récente publiée dans la revue Nature Communications, l’Arctique pourrait connaître son premier été sans glace en 2027. Cette étude, dirigée par les climatologues Alexandra Jahn et Céline Heuzé, met en lumière l’accélération alarmante du dégel dans l’océan Arctique, causée par le changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes.
Un dégel rapide
Les scientifiques ont utilisé plus de 300 simulations par ordinateur pour établir leurs conclusions. Même en l’absence d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les conditions actuelles pourraient conduire à un été sans glace entre 2032 et 2043. Toutefois, plusieurs événements météorologiques extrêmes pourraient entraîner la fonte de plus de deux millions de kilomètres carrés de glace en peu de temps. Un automne particulièrement chaud affaiblit d’abord la glace marine, suivi par des hivers et des printemps chauds qui empêchent la formation de nouvelles couches de glace.
Les conséquences de la perte de glace
Cela pose un risque considérable, car une fois que la couverture de glace tombe en dessous d’un million de kilomètres carrés, les scientifiques considèrent que l’Arctique est essentiellement libre de glace. Alexandra Jahn déclare : « Le premier jour sans glace en Arctique ne modifiera pas radicalement les choses, mais il illustrera que nous avons modifié une caractéristique fondamentale de l’environnement arctique à cause des émissions de gaz à effet de serre. »
Statistiques alarmantes
En septembre 2023, la couverture minimale de glace dans l’Arctique a chuté à 4,28 millions de kilomètres carrés, l’un des niveaux les plus bas jamais enregistrés depuis 1978. Pour mettre cela en perspective, la moyenne entre 1979 et 1992 était de 6,85 millions de kilomètres carrés, illustrant une perte de glace d’environ 12% par décennie.
Une lueur d’espoir
Malgré ce tableau sombre, les chercheuses soulignent qu’il est encore possible de retarder ce phénomène grâce à une réduction significative des émissions. « Chaque diminution des émissions aiderait à préserver la glace marine, » affirme Jahn. Des études antérieures avaient déjà tenté de prédire quand l’océan serait totalement libre de glace pendant un mois, suggérant que cela pourrait se produire dans la décennie 2030.
