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Le Conseil Consultif d’Andalousie a dénoncé la négligence administrative dans la protection de Sergio, un enfant tragiquement assassiné par sa mère en octobre 2019. Malgré plusieurs alertes et plaintes, les administrations concernées n’ont pas pris les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité.
Responsabilité des administrations
Le Conseil a souligné la responsabilité patrimoniale des administrations en raison de leur inaction face à la « situation de risque » que subissait Sergio, âgé de sept ans, dans son domicile à Huércal de Almería. Le verdict a été rendu le 18 décembre, confirmant partiellement la réclamation du père du petit Sergio, qui avait demandé une indemnisation de 140 072,23 euros à la Junta et à la Diputación d’Almería.
Alertes et négligence
Le rapport indique qu’il était évident qu’une situation de danger pour la vie de l’enfant était présente, appelant les administrations à adopter les « mesures cautéraires nécessaires ». Pourtant, ni la municipalité ni la Junta de Andalucía n’ont agi en temps opportun. Le Conseil précise que les deux institutions avaient des responsabilités distinctes, la première étant informée de la situation familiale et la seconde étant chargée de prendre des mesures de protection.
Insistance du père et réponses inappropriées
Le père de Sergio a déposé de nombreuses plaintes en raison de la situation critique dans laquelle se trouvait son fils, mais ces alertes n’ont pas été suivies d’une intervention adéquate. La législation imposait à la Junta de prendre des mesures de protection, mais cela n’a pas été fait. Les appels au Service de Protection de l’Enfant ont été constants, avec plusieurs signalements effectués du 24 août au 23 septembre 2019.
Une tragédie prévisible
Le Conseil Consultif a également remarqué que la véracité des alertes reportées par le père a été confirmée par une décision de justice du 7 octobre 2019, qui a transféré la garde de l’enfant au père, seulement trois jours avant le meurtre. Cette situation démontre que les risques étaient bien documentés et que les administrations n’ont pas agi pour protéger le mineur.
En conséquence, le Conseil a attribué 60 % de la responsabilité à la Junta de Andalucía et 40 % à la Diputación d’Almería, soulignant l’importance d’une coordination efficace entre ces entités pour assurer la protection des enfants.
Indemnisation envisagée
Le Conseil a jugé légitime le versement d’une indemnisation au père de Sergio, indiquant que le montant doit être mis à jour pour correspondre à l’année 2024. Cela souligne les obligations des administrations envers les victimes de négligence administrative.
