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L’UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution iranienne

par Marie
France; Iran; Union européenne

À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des 27 se penchent sur les Gardiens de la révolution iranienne et sur les nouvelles sanctions envisagées par l’Union européenne. « Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel », a déclaré Kaja Kallas, peu avant le début de la réunion des chefs de la diplomatie. « Je m’attends (…) à ce que nous convenions d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes », a-t-elle ajouté. La France a annoncé mercredi qu’elle était désormais prête à prendre sa décision, levant ainsi un des principaux obstacles à son adoption. « Il ne peut y avoir aucune impunité pour les crimes commis », a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, à son arrivée à Bruxelles. Le ministre a également lancé un appel aux autorités iraniennes à libérer les prisonniers et « à mettre fin aux exécutions qui poursuivent la répression (…) la plus violente de l’histoire contemporaine de l’Iran ». Son collègue espagnol Jose Manuel Albares a également confirmé être favorable à cette décision de l’UE, ajoutant: « Je crois que c’est l’obligation de l’Union européenne d’utiliser tous les instruments à notre disposition pour mettre fin à cette répression ». Le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot a lui aussi confirmé que son pays était prêt à suivre ses partenaires de l’UE, « à la lumière des atrocités » constatées ces dernières semaines. – « Conséquences destructrices » – L’Iran est accusé par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts. L’Italie avait annoncé la semaine dernière son intention de proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste. Cette proposition était déjà sur la table des ministres de l’UE, mais faute d’unanimité, elle n’avait jusqu’à présent pas pu aboutir, certains pays s’inquiétant de la sécurité de leurs ressortissants. Cette mesure était aussi jugée d’un impact limité, les Gardiens de la révolution étant déjà l’objet de sanctions européennes. L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l’UE décidait de cette inscription. La priorité en ce moment, « c’est la sécurité de nos ressortissants, de nos entreprises et aussi des deux otages français, qui sont en sécurité à l’ambassade de France, et dont nous exigeons la libération définitive et immédiate », a indiqué M. Barrot. Les chefs de la diplomatie de l’UE vont également annoncer de nouvelles sanctions contre l’Iran, y compris contre les Gardiens de la Révolution en Iran, a assuré Mme Kallas. Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne. Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles »

À Bruxelles, l’UE envisage des nouvelles sanctions contre les Gardiens de la Révolution iraniens

Dans ce cadre, l’Union européenne prévoit d’affiner et d’élargir son arsenal de sanction: environ 21 entités et individus, parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens, pourraient être visés, avec interdiction d’entrer dans l’UE et gel des avoirs. D’autres mesures pourraient viser des acteurs en Iran impliqués dans le soutien à la Russie dans sa guerre en Ukraine, notamment via la fourniture de drones ou de missiles. La coordination entre les pays membres et les autorités européennes est présentée comme essentielle pour montrer que l’UE n’hésitera pas à utiliser tous les instruments disponibles pour faire cesser la répression. L’Italie avait indiqué la semaine précédente qu’elle proposerait d’ajouter les Gardiens à la liste commune, et la France a rappelé que la sécurité des ressortissants et des entreprises demeure une priorité, tout comme la libération des otages français présents à l’ambassade de France. Une nouvelle série de sanctions est donc envisagée pour répondre à l’évolution de la situation et à la pression internationale.

Réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles
Réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles

Réactions et implications pour les ressortissants et les partenaires

La priorité affichée par les autorités est la sécurité des ressortissants et des entreprises européennes, tout en maintenant la pression sur le régime iranien. Les responsables européens rappellent que des mesures ciblées peuvent aider à faire entendre la voix de la communauté internationale face à la répression et aux violations des droits humains. L’Iran a répliqué par des avertissements concernant des « Conséquences destructrices » si l’UE poursuit l’inscription des Gardiens sur sa liste, un langage qui reflète la tension entre les deux camps et souligne la complexité d’un dossier où les enjeux humains et géopolitiques se croisent. Les ministres insistent sur la nécessité d’une approche coordonnée et d’une évaluation continue de l’efficacité des sanctions, tout en restant attentifs à la sécurité des ressortissants et à la dynamique régionale qui peut en découler.

Source: https://www.larepubliquedespyrenees.fr/societe/afp/iran-l-ue-prete-a-accentuer-la-pression-sur-les-gardiens-de-la-revolution-27627518.php

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