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La décision tant attendue a enfin été prise. Le président américain, Joe Biden, a donné son accord pour que l’Ukraine utilise des missiles à longue portée ATACMS afin de cibler des installations militaires en profondeur sur le territoire russe. Cette annonce a été faite le 17 novembre, alors que la situation en Ukraine demeure particulièrement critique.
Un soutien stratégique en temps de crise
Cette autorisation vise à renforcer la position de Volodymyr Zelensky lors de futures négociations de paix, alors que les forces russes continuent de réaliser des avancées territoriales et intensifient leurs bombardements sur les villes ukrainiennes. Dans la nuit du samedi au dimanche, des dizaines de drones et de missiles ont été lancés contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, entraînant la destruction de plus de la moitié des capacités de production, déjà fragilisées par des frappes précédentes.
Face à cette escalade, Zelensky a réagi avec prudence à l’annonce américaine : *« Les frappes ne sont pas faites de mots. De telles choses ne s’annoncent pas. Les missiles parleront d’eux-mêmes »*, a-t-il déclaré dans une vidéo adressée à ses concitoyens.
Vers une fin de conflit diplomatique
Alors que Donald Trump, le président américain élu, a promis de mettre fin au conflit *« en vingt-quatre heures »*, Zelensky a souligné, dans une interview à la télévision publique Suspilne, que l’Ukraine devait *« tout faire pour que cette guerre prenne fin l’année prochaine, par des moyens diplomatiques »*. Cependant, le président ukrainien a également insisté sur la nécessité de renforcer la position militaire de son pays pour garantir une paix durable.
Kiev et ses alliés craignent qu’une résolution rapide du conflit ne se traduise par des concessions territoriales au profit de la Russie, compromettant ainsi les aspirations de l’Ukraine de rejoindre l’OTAN. Les autorités ukrainiennes restent fermes dans leur refus de céder des territoires et cherchent des garanties de sécurité suffisantes pour prévenir de nouvelles agressions russes.
La position de la Russie
De son côté, la Russie s’accroche à l’intégralité des territoires qu’elle occupe, représentant environ 20 % de l’Ukraine. Elle exige également des garanties que Kiev ne rejoindra pas l’Alliance atlantique. Actuellement, Vladimir Poutine semble vouloir capitaliser sur les gains réalisés par son armée, qui avance, malgré des pertes significatives, dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Pendant ce temps, les forces ukrainiennes continuent de faire face à un manque d’équipements et de renforts.