Un conducteur de 20 ans a été mis en examen jeudi après avoir provoqué un accident mortel sur la voie routière M7 à Lyon, sous l’emprise de protoxyde d’azote, communément appelé gaz hilarant, selon le parquet.

Le parquet précise que l’homme est poursuivi pour homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et pour les blessures routières aggravées liées à cette même circonstance. Il a été placé en détention provisoire.
Selon l’enquête, le conducteur avait bien consommé du protoxyde d’azote et circulait à une vitesse manifestement excessive, ce qui a provoqué l’accident survenu lundi soir sur la même route, faisant un mort et cinq blessés. Le véhicule qui était en cause a percuté par l’arrière un autre véhicule, tuant une femme âgée de 48 ans et blessant les trois autres occupants. Deux passagers du véhicule responsable ont également été blessés.
Des bonbonnes de protoxyde d’azote avaient été retrouvées dans le véhicule impliqué dans l’accident.
Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé que le gouvernement envisageait un encadrement plus strict du protoxyde d’azote, après le drame de Mathis à Lille en novembre, percuté par le véhicule d’un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police.
La vente de protoxyde d’azote, utilisé en médecine ou en cuisine mais détourné à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est théoriquement interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, tout en restant légale dans d’autres circonstances, sauf arrêtés locaux. Ce produit peut provoquer une perte de contrôle chez ses consommateurs.