Lors de son discours annuel devant les ambassadeurs français, Emmanuel Macron a dénoncé que les États-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés et « s’affranchissent des règles internationales ». Il a aussi évoqué « une agressivité néocoloniale » croissante dans les relations internationales et a appelé à renforcer l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe. « La loi du plus fort cherche à s’imposer, les règles d’hier sont de plus en plus fragilisées », a déploré le président, qui a ajouté que la France refuse « la vassalisation et le défaitisme ». Sa parole intervient peu après l’intervention américaine au Venezuela, dans un contexte où les grandes puissances redessinent les équilibres mondiaux.

À Paris, Macron fustige les États‑Unis et appelle à plus d’autonomie européenne
Dans son discours, Macron a déclaré: « Les instances du multilatéralisme fonctionnent de moins en moins bien. Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde », a-t-il précisé. Il a ensuite insisté sur la nécessité de partenaires forts et de l’engagement: « Nous voulons être des partenaires forts, faire le maximum de ce qu’on peut. Mais quand on s’engage, on est là ».
Il a aussi évoqué « le nouveau colonialisme » de grandes puissances et le « défaitisme » ambiant, estimant que la France doit choisir « réinvestir l’ONU » pour faire face à ces défis et préserver son influence dans le cadre du multilatéralisme.
Enfin, il a rappelé la priorité d’une « autonomie stratégique » accrue, avec moins de dépendance à l’égard des États‑Unis comme de la Chine, afin de protéger les intérêts européens et français.
Implications pour l’autonomie européenne et les relations transatlantiques
Ces propos dessinent un virage vers une plus grande autonomie européenne et une réécriture des rapports avec les grandes puissances. En Europe et à Paris, l’appel à renforcer l’action commune et à réviser les alliances transatlantiques est perçu comme une invitation à débattre d’un cadre plus indépendant dans les domaines diplomatique, économique et sécuritaire.
Reste à voir comment ces idées seront accueillies dans les capitales partenaires et sur la scène internationale, alors que les débats sur le multilatéralisme et la coopération globale s’intensifient.