Le Panama a annoncé être en contact avec Maersk pour qu’il gère temporairement les ports du canal reliant l’Atlantique au Pacifique, après l’annulation de la concession accordée au groupe CK Hutchison, a indiqué vendredi le président panaméen. «Des discussions ont progressé» avec «une filiale du groupe APM Moller Maersk, qui s’est montrée disposée à prendre temporairement en charge l’exploitation des deux terminaux» et qui possède les «capacités» et «l’expérience nécessaires», a affirmé José Raúl Mulino dans une déclaration enregistrée. La Cour suprême du Panama a annulé jeudi la concession qui permettait au conglomérat CK Hutchison d’exploiter deux ports sur le canal, provoquant une vive réaction de Pékin, qui a promis vendredi de «protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises».

Maersk prête à gérer temporairement les ports du canal
Selon les informations disponibles, le Panama est en pourparlers avec Maersk pour que le groupe gère temporairement les ports Cristobal et Balboa, dans l’attente d’une concession réattribuée dans des conditions jugées plus favorables au pays. José Raúl Mulino a aussi rappelé que «Des discussions ont progressé» et que la solution envisagée offrirait une période de continuité avant une transition vers un nouvel opérateur.
Réactions et perspectives après l’annulation
La Cour suprême avait annulé l’accord permettant à CK Hutchison d’exploiter les terminaux, un mouvement suivi par Pékin qui a déclaré vouloir «protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises» au Panama. Le dossier s’inscrit dans un contexte où les États-Unis cherchent à limiter l’influence chinoise sur la voie interocéanique stratégique. Le président panaméen a indiqué que les ports Cristobal et Balboa seraient remis à un opérateur dans des conditions à préciser, marquant le début d’une transition qui donnera le tempo à la nouvelle concession.