Un couple d’Ivybridge (Devon) se dit prisonnier d’un cauchemar après avoir acheté une maison neuve pour 321 750 € ; leurs « problèmes maison neuve » incluent des maux structurels, des infiltrations et des moisissures qui rendent le logement partiellement inhabitable.
Ivybridge : problèmes maison neuve et défaillances construction constatés
Dayle Dixon, 54 ans, et son partenaire Mark Lee ont acquis il y a près de sept ans une maison individuelle trois chambres construite par Barratt, pour un prix initial équivalent à 321 750 € (275 000 £). Mme Dixon relate une série de défauts importants, qu’elle évalue à environ 500 « snagging issues » recensés depuis l’emménagement.
Les premiers signes sont apparus avant même la remise des clés : une fissure capillaire dans le couloir qui, selon Mme Dixon, a éveillé une forte inquiétude. Peu après, lors de la pose du revêtement de sol, de l’eau a été détectée dans la cloison près de l’évier ; le tuyau d’évacuation (soil pipe) avait été laissé cassé dans le mur.
Parmi les autres défaillances évoquées : des joints et cadres de fenêtres mal ajustés, des douches d’ensuite remplacées, une poussière omniprésente, des problèmes structurels, et un niveau de sol incliné qui favorise les ruissellements et les infiltrations. Mme Dixon décrit un problème généralisé d’humidité et de moisissures sur les murs, ainsi qu’un sol qui s’effrite.
Ces défauts ont des conséquences humaines : la petite-fille et le petit-fils ont des épisodes d’asthme déclenchés par l’humidité, les parents âgés de Mme Dixon sont tombés malades après une visite, et Dayle Dixon affirme avoir développé un stress post‑traumatique et des nuits blanches. Pour pouvoir consacrer plus de temps aux réparations, elle a laissé son poste au bureau d’information touristique et travaille désormais dans un café.
Valeur du bien, offres de rachat et suivi par l’assurance décennale
Les propriétaires avaient investi initialement une partie via un héritage de 117 000 € (100 000 £) et emprunté environ 64 350 € (55 000 £) au titre du dispositif Help to Buy. Un expert indépendant a estimé la valeur marchande théorique du bien à 386 100 € (330 000 £), mais, en raison des défauts, la maison a été évaluée à seulement 1,17 € (1 £) dans une autre expertise.
Mme Dixon a déclaré à The i Paper : « I still cry about it all the time as we were sold a dream that turned out to be nothing but a nightmare. »
Selon elle, Barratt a proposé à plusieurs reprises de racheter le logement, mais les offres étaient systématiquement inférieures à la valeur de marché. La société aurait ultérieurement proposé de racheter le bien pour 386 100 € (330 000 £) tout en n’accordant que 5 850 € (5 000 £) de compensation ; l’offre a été refusée par le couple et retirée ensuite, sans nouvelles négociations.
Un porte-parole de Barratt a déclaré à The Sun :
“As a five-star housebuilder, we are sorry that Dayle Dixon is unhappy with her home.
“However, all our attempts to remedy the situation over many years have been refused.
« This includes offering to resolve any issues using independent surveyors and contractors.
“Unfortunately, despite numerous attempts, we have had no contact from her this year, but we remain open to discussing how we can best resolve the situation.”
Le couple continue de payer une mensualité de prêt immobilier d’environ 936 € (≈ 800 £) pour une maison qu’ils estiment maintenant quasiment invendable. Mme Dixon demande un rachat au prix du marché et une compensation pour le préjudice moral et les biens endommagés.
La situation a été signalée à la NHBC, l’organisme chargé des garanties et assurances pour constructions neuves. Un porte-parole de la NHBC a indiqué :
“In this case, the policyholders benefit from our 10-year buildmark warranty and insurance for new-build homes, which protects homeowners in the event of serious structural defects.
“The homeowners have been in contact with us previously and we’ve helped resolve their concerns via the NHBC resolution service, under the terms of their policy.
“The protection provided by the buildmark policy is in addition to any other statutory, contractual or common law rights the homeowner may have against the builder or vendor of the property.”
Paula Higgins, directrice générale de HomeOwners Alliance, a commenté auprès de The i Paper que « no one should buy their first home only to later discover that it is riddled with problems », estimant que cette affaire illustre des lacunes dans le dispositif de protection des acquéreurs. Elle recommande aux personnes confrontées à des défauts similaires de réagir rapidement et de déclarer les vices dans les deux premières années suivant l’achat.
Face à ces problèmes, les démarches ouvertes incluent les échanges avec le constructeur, les interventions via la NHBC et le recours à des diagnostics indépendants ; le couple dit se sentir pour l’instant « coincé » dans leur logement, bien que des voies de résolution existent formellement.