Des milliers de manifestants ont défilé samedi à Mexico et dans d’autres villes du Mexique pour protester contre les violences et contre la politique de sécurité du gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum. L’appel est porté par le « Mouvement du Sombrero », issu d’un maire récemment assassiné, et par des représentants de la Génération Z. À Mexico, des banderoles « Nous sommes tous Carlos Manzo » accompagnaient des drapeaux et des pancartes, et des manifestants ont tenté d’approcher le Palais national lorsque les forces de l’ordre ont tenté de protéger le bâtiment. La présidence a réagi en dénonçant ce qu’elle considère comme une mobilisation financée et étrangère et le contexte demeure marqué par des violences dans l’État du Michoacán et par l’assassinat de dirigeants locaux, notamment Carlos Manzo et Bernardo Bravo.
À Mexico et Michoacán, des milliers manifestent contre la politique sécuritaire
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Mexico et dans d’autres villes du Mexique pour dénoncer les violences et s’opposer à la politique de sécurité du gouvernement. L’événement a été organisé par le Mouvement du Sombrero, associé à l’assassinat du maire Carlos Manzo, et par des représentants de la Génération Z. À l’arrivée devant le Palais national, des banderoles « Nous sommes tous Carlos Manzo » et des messages de solidarité ont été déployés. Des policiers ont actionné des extincteurs et tiré des grenades lacrymogènes pour contenir les foules.

Selon les organisateurs et des témoins, le mouvement vise à attirer l’attention sur des violences et une impression d’impunité, notamment dans l’État du Michoacán. La veuve et actuelle maire d’Uruapan, Grecia Quiroz, s’est distanciée du « Mouvement du Sombrero » fondé par le maire assassiné, appelant à la prudence quant à l’exploitation politique de l’affaire. Des drapeaux emblématiques et des messages en faveur des victimes ont ponctué les défilés.
Contexte et réactions: l’exécutif et les autorités sous le feu des critiques
La veille du rassemblement, la présidente a critiqué les appels à la mobilisation, déclarant lors de sa conférence de presse matinale qu’elle était « désorganisée » et « financée » par des agents étrangers. « C’est une initiative, promue depuis l’étranger, contre le gouvernement », a déclaré Mme Sheinbaum, selon des témoins présents. Cette sortie s’inscrit dans un contexte où la population et des familles touchées par des violences réclament des mesures plus fermes.
Le gouvernement rappelle toutefois que sa politique de sécurité est soutenue par une partie de l’opinion: la notoriété de Mme Sheinbaum dépassait les 70 % au cours de sa première année de mandat. Cependant, des critiques portent sur des meurtres médiatisés dans l’État du Michoacán, où Bernardo Bravo, dirigeant des producteurs de citrons, a été assassiné fin octobre, et d’autres violences continuent d’empoisonner le climat local.
Selon Le Monde, 120 personnes ont été blessées à Mexico lors d’une manifestation contre la politique sécuritaire face aux cartels. Cette information vient compléter le tableau en montrant que les protestations ont donné lieu à des tensions et des dégâts matériels dans plusieurs lieux.