Aller au contenu

Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 17 h 04

Lire sans pub
Municipales 2026 : le maire d’Ouges Jean-Claude Girard repart en campagne après son agression

Municipales 2026 : le maire d’Ouges Jean-Claude Girard repart en campagne après son agression

Par Lea 2 min de lecture

Garder Discussion
France

Le maire d’Ouges, Jean-Claude Girard, 62 ans, annonce sa candidature pour un quatrième mandat lors des municipales 2026, malgré l’agression violente qu’il a subie en 2021. La commune, située près de Dijon et comptant moins de 1 200 habitants, demeure marquée par cet épisode et par le soutien qu’il a reçu.

Les municipales auront lieu en mars prochain. (Illustration) LP/Fred Dugit
Les municipales auront lieu en mars prochain. (Illustration) LP/Fred Dugit

« Il ne faut pas que ce genre de comportement démotive les maires », affirme Jean-Claude Girard, maire de la commune d’Ouges, dans le département de la Côte-d’Or, où il dirige la collectivité depuis 2008 et où la population est inférieure à 1 200 habitants.

Le 23 mai 2021, il avait demandé à un homme en quad de ralentir sur un chemin piétonnier, invoquant la sécurité des enfants. « Il y a des enfants, c’est dangereux, » avait-il déclaré lors du premier interrogatoire. L’électeur a ensuite répliqué: « Qui t’es, toi, pour me parler comme ça ? » « Je suis le maire de la commune, responsable de la tranquillité publique », avait répliqué l’élu, pour entendre : « Rien à foutre. Je descends te casser la gueule. » L’individu avait ensuite appelé des « renforts » et lancé ce que le parquet décrit comme une « expédition punitive ». Le maire avait reçu un coup de barre de fer sur le crâne.

Sept jeunes hommes ont été condamnés en appel, en décembre 2025, à des peines allant jusqu’à un an ferme pour ces faits.

« J’ai rebondi »

« L’agression a été violente mais ce qui a été compliqué aussi, c’est la longueur du tunnel judiciaire », souligne l’élu, qui évoque l’attente entre les faits en 2021 et le procès en appel quatre ans plus tard. Cependant, « à aucun moment, je n’ai remis en question le mandat en cours », assure-t-il, évoquant de nombreux témoignages de soutien d’élus et de citoyens, tant au niveau national que local.

« Et je me suis dit : la population est très attachée aux maires des communes et, donc, l’agression, plutôt que de me démoraliser, m’a permis de continuer et j’ai rebondi », déclare Jean-Claude Girard. Élu conseiller municipal en 1995 puis maire en 2008, il a donc choisi de repartir en campagne pour les municipales de mars prochain.

« Il ne faut pas baisser la tête. Je comprends que certains maires ne puissent pas continuer mais, pour moi, la fonction continue de m’attirer. » La motivation demeure, même si l’agression a laissé des traces, confie-t-il. « Je n’y pense pas tous les jours », précise-t-il avant d’ajouter qu’il se fait désormais accompagner d’un élu lors de rendez-vous sensibles, par exemple en urbanisme, où il pourrait être amené à dire non.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte