Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été conduits de force à New York pour être jugés pour narcoterrorisme. Arrivés sur le sol américain ce samedi, ils ont été transférés à la base aérienne Stewart, dans l’État de New York.
Ils avaient été préalablement transportés à bord d’un navire de la Marine américaine, en partance de Caracas, avant leur arrivée sur le territoire américain.
Un acte d’accusation révisé vise désormais six personnes, dont Maduro, Flores et le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays. Les autorités les accusent d’avoir noué des alliances avec la guérilla colombienne des FARC, que Washington désigne comme terroriste, ainsi qu’avec des cartels criminels pour acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis.
La ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, a déclaré que les poursuites viseront ces personnes et qu’elles comparaîtront sur le territoire américain devant des tribunaux américains.
Concernant l’opération, l’ancien président Donald Trump a affirmé qu’il s’agissait d’une victoire et a souligné qu’elle visait à lutter contre le trafic de drogue par voie terrestre, après des actions contre des bateaux soupçonnés de trafic en mer.
Selon des sources, l’opération est terminée et il n’est pas prévu de nouvelle action au Venezuela tant que Maduro est détenu aux États-Unis. Un sénateur républicain a évoqué ce point sur X, citant le secrétaire d’État Marco Rubio.
Pour mémoire, l’opération rappelle l’invasion du Panama en 1989 pour capturer le général Manuel Noriega, qui s’était rendu le 3 janvier 1990, il y a 35 ans.