Des vidéos publiées ces derniers jours par The News Movement éclairent les jours qui ont précédé la mort d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans tué par des agents de l’immigration à Minneapolis. Elles montrent une altercation physique datée du 13 janvier, onze jours avant le drame. Dans la première séquence, l’homme, vêtu d’une veste marron, crie sur les forces de l’ordre et porte un coup de pied au feu arrière d’un véhicule; les agents sortent du véhicule et le plaquent au sol avant qu’il ne se relève. Une arme semblant être dissimulée à la ceinture est visible sur l’une des vidéos, sans que l’on sache si les agents y prêtent attention à ce moment-là.
« Rien de ce qui s’est passé une semaine auparavant ne pouvait justifier la mort d’Alex »
Le Département de la Sécurité intérieure a déclaré qu’il allait examiner les images et les agents impliqués dans la mort d’Alex Pretti ont été suspendus provisoirement. Le nombre d’agents concernés n’a pas été communiqué; selon le New York Times, il pourrait s’agir des deux policiers ayant ouvert le feu, alors que d’autres agents tentaient de maîtriser le trentenaire au sol. Les vidéos ont été tournées à moins de trois kilomètres du lieu où Alex Pretti a été tué le 24 janvier, un détail qui alimente les discussions sur les pratiques d’intervention dans ce quartier.

Nouvelles images et réactions: cadre procédural et suspensions
La famille d’Alex Pretti a confirmé son identité sur ces vidéos via CNN et le Guardian. Selon Me Steve Schleicher, l’avocat de la famille, ces vidéos illustrent une agression violente subie par l’infirmier alors qu’il ne représentait aucune menace; il affirme que les épisodes du 13 janvier ne saurait en aucun cas servir de justification à l’usage de la force létale le 24 janvier.
Le Département de la Sécurité intérieure a annoncé qu’il allait examiner ces séquences et a engagé une procédure disciplinaire, sans communiquer le nombre exact d’agents concernés. Le New York Times précise que la mesure vise notamment les deux policiers ayant tiré à dix reprises sur Pretti, tandis que d’autres agents tentaient de le maîtriser au sol.

Les images et les déclarations des médias et des avocats alimentent le suivi de l’enquête en cours et les échanges sur les pratiques lors des interventions d’agents fédéraux dans les zones urbaines.