L’intervention américaine du 3 janvier au Venezuela a occupé l’attention des médias espagnols. Elle provoque des réactions fortes en Espagne, qui est devenue un refuge pour des milliers de Vénézuéliens ayant fui leur pays à la recherche de liberté, selon le quotidien La Razón. Cette actualité met aussi en lumière les divisions profondes qui traversent la classe politique espagnole.

Dans ce contexte, Pedro Sánchez, loin de se taire, cherche à affirmer son rôle et à se poser comme une voix forte contre Donald Trump au sein de l’Union européenne.
Ces derniers mois, le chef du gouvernement a croisé le chemin du locataire de la Maison‑Blanche sur le conflit israélo‑palestinien, sur la hausse des dépenses militaires de l’OTAN et sur la Chine, où Sánchez s’est rendu en avril, en pleine guerre tarifaire entre Pékin et Washington.
Le contexte est désormais perçu comme défavorable en Espagne : le gouvernement madrilène adopte une position de rejet catégorique de l’intervention américaine au Venezuela, la plus ferme au sein de l’Union européenne.
Cette posture s’inscrit dans un débat plus large sur le rôle de l’Espagne dans les affaires internationales et sur ses liens avec les alliés occidentaux.