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En Espagne, Julio Iglesias est visé par une plainte déposée par deux anciennes employées qui l’accusent d’agressions sexuelles, de harcèlement et de faits liés à la traite d’êtres humains. Dans un dossier transmis à la justice le 5 janvier, les plaignantes décrivent des conditions de travail abusives et des faits commis en 2021 dans ses résidences de République dominicaine et aux Bahamas. L’artiste nie ces accusations et a publié vendredi 16 janvier une réponse sur Instagram, affirmant que tout cela est faux et qu’il cherche à défendre sa dignité. Cette affaire, qui a émergé après une enquête publiée dans la presse, met en lumière des détails sensibles rapportés par les associations présentes auprès des plaignantes.

En Espagne, plainte déposée le 5 janvier pour agressions et traite
Selon les associations Women’s Link Worldwide et Amnesty International, la plainte déposée le 5 janvier porte sur des faits d’agressions sexuelles et de harcèlement et sur des éléments susceptibles de constituer un délit de traite d’êtres humains en vue d’imposer le travail forcé et la servitude. Laura et Rebeca, identifiées sous des pseudonymes, avaient alors respectivement 22 et 28 ans lors des faits présumés en 2021, dans des résidences du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas. La justice espagnole doit instruire le dossier et a accordé le statut de témoins protégés à ces femmes, selon les organisations.
Les plaignantes expliquent que les faits s’inscrivent dans le cadre de conditions de travail abusives et de actes pouvant être qualifiés d’agressions et de harcèlement sexuels. Le dossier, transmis par les plaignantes et soutenu par les associations, est au cœur des échanges avec les autorités espagnoles.
Réactions publiques et détails des faits
Le chanteur de 82 ans a réagi dans un premier temps en niant les faits et en exprimant une profonde tristesse. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a écrit: « Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à une quelconque femme. Ces accusations sont absolument fausses et me causent une grande tristesse », a-t-il déclaré. Parallèlement, les plaignantes, Laura et Rebeca, ont décrit des violences et évoqué des faits pouvant être qualifiés de viols lors de leur période de travail en 2021. « Il me mettait les doigts partout », a précisé Rebeca, qui avait 22 ans à l’époque.

Suivi judiciaire et prochaines étapes
Selon les organisations citées, les deux plaignantes doivent être prochainement entendues par la justice espagnole; le statut de témoins protégés leur a été accordé. Le dossier précise des faits susceptibles de constituer un délit de traite d’êtres humains en vue d’imposer le travail forcé et la servitude, et accuse des atteintes à la liberté et à l’intégrité sexuelles, ainsi que des coups et blessures et des atteintes aux droits du travail. L’affaire, qui a émergé d’une enquête publiée dans la presse, est suivie de près par des associations soutenant les plaignantes et par le public, sans qu’aucune autre conclusion ne soit tirée.