Accueil ActualitéPrésentations de Macron sur le déploiement militaire en Ukraine : enjeux et réactions

Présentations de Macron sur le déploiement militaire en Ukraine : enjeux et réactions

par Lea
France

Le président Emmanuel Macron a réuni les principaux responsables politiques pour présenter le projet de déploiement de plusieurs milliers de soldats français en Ukraine, conditionné à la signature d’un accord de paix. Il a indiqué qu’un débat parlementaire serait organisé dans les deux à trois semaines à venir pour discuter de cette option.

Jeudi, la présentation a été accompagnée de réactions mitigées sur la fiabilité du soutien américain, notamment celui exprimé par Donald Trump. Marine Tondelier, chef des Écologistes, a souligné à la sortie de la réunion qu’il ne fallait pas être naïf face à des propos marqués par une versatilité persistante.

Macron s’est félicité mardi du soutien des États‑Unis et des garanties de sécurité qu’ils promettent à l’Ukraine, y compris l’envoi de forces pour dissuader une reprise des hostilités après un cessez‑le‑feu, une perspective qui demeure incertaine. Marine Tondelier a tout de même accepté d’examiner ces garanties tout en appelant à la prudence.

La France insoumise a exprimé son désaccord avec un déploiement dans ces conditions et a annoncé qu’elle exigerait un mandat de l’ONU lorsque le sujet serait évoqué. Mathilde Panot a évoqué l’envoi de deux brigades combinant des contingents français et britannique, soit près de dix mille soldats au total, dont environ six mille seraient français.

Face à ces propositions, plusieurs interlocuteurs ont réaffirmé leur méfiance envers Donald Trump, estimant que son attitude et ses menaces dans d’autres régions du monde contrecarreraient une stabilité durable et entraîneraient des risques pour l’Europe.

Selon les participants, l’ordre de grandeur resterait un total d’environ 10 000 hommes répartis sur deux brigades, la moitié potentiellement française. L’échange a été décrit comme une référence générale, l’objectif étant de disposer de contingents suffisants pour déployer une force en cas d’accord.

Les échanges ont aussi évoqué l’idée qu’aucune conclusion n’était encore arrêtée et que le débat parlementaire pouvait intervenir peu après, selon les détails de l’article 50‑1 de la Constitution, avec une possibilité de vote ou non. Le temps prévu variait selon les sources, mais restait mesuré.

Enfin, Emmanuel Macron est allé dans le détail sur la future force multinationale, en précisant que le commandement serait situé au Mont-Valérien et que des tableaux explicites indiquaient les types de matériels à déployer. Cédric Perrin, président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, a confirmé ces éléments.

Dans le même registre, la Russie a dénoncé ce projet et a averti que toute présence militaire occidentale dans son voisinage serait perçue comme une cible légitime. Le président et le Premier ministre ont rappelé la nécessité d’associer le Parlement aux discussions et un débat était envisagé dans les premières semaines.

Cette réunion à huis clos a suivi le sommet de la coalition des volontaires, organisé à Paris, où des pays alliés de Kiev se sont engagés à déployer une force multinationale en Ukraine après un éventuel accord avec Moscou. Des émissaires de Trump ont promis un soutien des États‑Unis à cette force, et Washington pourrait diriger un mécanisme de surveillance d’un cessez‑le‑feu encore hypothétique. La Russie a dénoncé l’initiative, avertissant que toute présence militaire occidentale serait considérée comme une cible.

Emmanuel Macron a été clair devant les chefs de partis: les Ukrainiens seraient en première ligne et la force internationale les accompagnerait loin du front, selon les précisions données par Cédric Perrin.

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