À Quimper, les ajustements du plan grand froid ont été nécessaires à la suite des prolongations de ce dispositif. Ce mardi 6 janvier 2026, Matthieu Stervinou, élu à la mairie et en charge des solidarités et des handicaps, précise que six maraudes supplémentaires ont été organisées par les travailleurs sociaux du centre communal d’action sociale (CCAS), en complément de celles réalisées par la Croix-Rouge locale. Depuis le 25 décembre et l’activation des mesures liées au plan grand froid, les horaires étendus de l’accueil de jour ont aussi été maintenus, ajoute l’élu. Les personnes accueillies y trouvent un espace chauffé avec du café, des boissons chaudes et des viennoiseries, ce qui a été source de soulagement.
Les responsables indiquent que ces mesures ont permis de préserver un lien avec les personnes en situation de précarité pendant cette période et qu’il s’agit d’un dispositif rarement utilisé par la ville.
Les dix places d’hébergement supplémentaires utilisées
Lors de la première nuit, trois personnes ont été accueillies dans le logement mis à disposition, en partenariat avec l’Opac.
Au total, 22 personnes différentes ont pu être mises à l’abri pour 83 nuitées.
Pendant une semaine, du 29 décembre au 4 janvier, les dix places d’hébergement supplémentaires ont été presque toutes utilisées chaque soir.
Et il faut ajouter que ces chiffres ne prennent pas en compte les orientations vers des places d’hébergement continues prévues par le 115 pour les urgences sociales, ni les chambres d’hôtel.
Contexte départemental et perception des mesures
Selon les données les plus récentes de la préfecture du Finistère, au samedi 3 janvier 2026, 233 personnes étaient hébergées dans des hôtels dans le département, contre 125 à la même date en 2025.
« La multiplication des maraudes et l’étendue des horaires de l’accueil de jour nous ont permis de ne pas perdre le contact avec les personnes en difficulté », souligne Matthieu Stervinou. Il rappelle que ce n’était que la deuxième fois que la ville de Quimper mettait en place de telles mesures et que toutes les informations recueillies étaient remontées à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). Et de conclure : « Il est très important d’avoir toujours une main tendue et d’aller vers ces personnes ».