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Relancer les cold cases : l’initiative d’Avane en France

Par Sara 2 min de lecture France

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En France, une nouvelle initiative prend forme pour relancer les enquêtes sur les affaires non élucidées, communément appelées *cold cases*. Ce projet, mené par l’Association d’aide aux victimes des affaires non élucidées (Avane), a pour objectif de redonner espoir aux familles touchées par ces drames. À l’heure actuelle, une carte interactive révèle des centaines de cas à travers le pays.

Une carte révélatrice

Sur la carte interactive de la France et de la Belgique, des centaines de pastilles colorées illustrent la géographie de ces tragédies. Les pastilles mauves indiquent les disparitions de mineurs, celles orange représentent les victimes de crimes majeurs, et les pastilles vertes signalent des enquêtes sur des décès suspects. Plus de 400 fiches sont associées à cette carte, incluant un portrait, une date, un résumé des faits, ainsi que les services de police ou de gendarmerie compétents.

La carte des « cold cases », sur le site de l’Association d’aide aux victimes des affaires non élucidées, le 3 novembre 2024.

Les origines d’Avane

Ce travail minutieux n’a pas été entrepris par le ministère de la Justice ou un autre service de l’État, mais par un crêpier de Nantes, Romain Diverres. Âgé de 33 ans et originaire d’une petite ville du Finistère où le souvenir d’un crime est absent, il a cofondé Avane grâce à l’initiative de Benoit de Maillard. Avec une formation de chimiste et un diplôme de l’institut de criminologie de Lausanne, Diverres a également été technicien de la police scientifique pendant quinze ans.

Une équipe d’experts diversifiés

Depuis son lancement fin 2023, le projet comprend cinq pôles : « Victimes » avec 21 membres, « Étudiants » avec deux membres, « Passionnés » avec six membres, et un pôle crucial, « Experts », qui regroupe 28 professionnels dans des domaines variés tels que la balistique, le droit et la psychologie.

Gaëlle Saulé-Mercier, responsable du pôle « Victimes », est archiviste au sein d’une collectivité publique. Spécialiste des faits divers du XIXe siècle, elle a réalisé un documentaire sur l’affaire Yvonne Chevallier, illustrant son engagement dans la recherche criminologique. En découvrant la cartographie de Diverres, elle a également mis en lumière le cas de Mylène Chopineau, un homicide survenu près de Bourges en 1994.

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