Arrêté début décembre à Toulouse dans le cadre d’une enquête sur le vol d’un collier survenu à la station des Arènes, un homme de 26 ans a été confronté à sa garde à vue. Son avocate, Me Clothilde Leroux, a obtenu la nullité de la garde à vue et la relaxe du prévenu. Elle a insisté sur les droits de la défense et sur le fait que l’homme était malade lors de son interpellation et aurait dû être examiné par un médecin plus tôt pour pouvoir se défendre.
Au tribunal correctionnel, le parquet a fini par se rallier aux arguments de la défense, admettant que le médecin, prévenu seulement le lendemain, n’avait pas été alerté dans les délais. Cela n’avait toutefois pas conduit à l’abandon des poursuites pour vol à l’arraché dans le métro des Arènes. La victime, une femme âgée de 88 ans, avait été blessée lors de l’attaque.
Dans le dossier, Me Leroux a mis en évidence plusieurs incohérences. Des photos floues avaient été présentées comme des preuves et l’avocate affirme que l’homme brun, de taille moyenne avec une barbe, pourrait correspondre à bien d’autres personnes et pas à son client. Selon elle, au départ des investigations, 198 possibilités avaient été envisagées; trois jours plus tard, l’enquête désignait son client. L’homme aurait également déclaré qu’il ne se trouvait pas sur place ce lundi 8 décembre.
Le tribunal a finalement prononcé la nullité de la garde à vue pour vice de procédure et a relaxé le prévenu au bénéfice du doute. Cette double décision a été accueillie comme une victoire par l’avocate, qui défendait les droits de son client.