Deux affaires de sécurité et de justice secouent la Bretagne en ce début d’année 2026: à Rennes et Cesson-Sévigné, un homme est placé en détention provisoire pour viol et tentative de viol, et à Dinan, une intervention du GIGN entoure des menaces d’explosion avant une mise en détention provisoire.
Rennes et Cesson-Sévigné: arrestation d’un homme pour viol et tentative de viol
La brigade anticriminalité de Rennes a interpellé mardi 27 janvier 2026 un homme âgé de 30 ans, soupçonné de viol et de tentative de viol avec extorsion et sous la menace de deux armes. Selon le Parquet de Rennes, les faits remontent au 18 janvier lors d’un service dans un restaurant à Cesson-Sévigné; l’arrestation est intervenue moins de dix jours après le viol. L’homme a été placé en détention provisoire et mis en examen pour viol commis avec usage ou menace d’une arme, tentative de viol commis avec usage ou menace d’une arme et deux extorsions avec arme.
Les autorités indiquent que le même homme aurait tenté de récidiver dans le quartier rennais de Cleunay le 25 janvier: une seconde jeune femme a déposé plainte pour tentative de viol et d’extorsion. Elle aurait raconté aux enquêteurs qu’elle rentrait chez elle à vélo lorsqu’elle a constaté qu’elle était suivie; l’agresseur aurait tenté de la violer à nouveau sous la menace d’un taser et d’un couteau.

Dinan: le GIGN intervient et un homme en détention provisoire
Dans le département des Côtes d’Armor, un Dinannais de 39 ans a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo le 28 janvier pour dégradation d’un véhicule de gendarmerie, outrages et violences sur trois gendarmes, et menace de faire sauter son immeuble. L’intervention du GIGN a été nécessaire après des faits remontant à la soirée et à la nuit du 24 janvier dans le quartier de la cité Bretonnière à Dinan (22). Le parquet a demandé le maintien en détention provisoire et l’expertise psychiatrique du prévenu; le tribunal a renvoyé l’affaire au 16 mars et ordonné l’expertise. Le prévenu a ensuite été placé en détention à l’issue de l’audience.
Me Laudy, avocate de la défense, s’est opposée à une mise en liberté et a proposé un contrôle judiciaire. Le couteau qu’il tenait lors des faits aurait servi à « découper des chaussettes remplies de mites », et les conseils soulignent que les menaces de faire péter ne visaient pas l’immeuble. « En aucun cas je n’ai été menaçant avec le négociateur », a ajouté le prévenu depuis son box. Compte tenu du risque de renouvellement des faits et de la nécessité d’une évaluation psychiatrique, le juge a ordonné le maintien en détention et a renvoyé l’affaire au 16 mars.
