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Sans trains: mobilisation à Limoges et espoir en 2027

par Marie
France

Des associations de défense du train se réunissent à Limoges pour protester contre la fermeture de lignes locales et réclamer un financement d’urgence pour le ferroviaire de nos régions. Plus de trente organisations venues de toute la France participent à l’appel des Sans trains et dénoncent l’isolement des territoires ruraux. Cette mobilisation est présentée comme un test pour les choix publics en matière de mobilité régionale, avec des perspectives évoquées pour 2027 et la réouverture possible de la gare du Teil, 54 ans après sa fermeture. Elle s’inscrit dans un contexte où le train est vu comme facteur d’emploi et d’accès aux services publics.

Manifestation des Sans trains à Limoges (pancartes)
Manifestation des Sans trains à Limoges, selon les organisateurs.

À Limoges, des associations se réunissent pour défendre le ferroviaire local

Plus de trente associations venues de toute la France s’y regroupent pour protester contre les fermetures et réclamer « un financement d’urgence pour le ferroviaire de nos régions », selon AuRAIL. Delphine Cabelguenne, de l’association Train 634269, affirme: « On lutte chacun sur nos lignes depuis plusieurs années et il est temps de se faire entendre au niveau national ». La fermeture de ces 48 km de voies en 2016 a coupé en deux la ligne entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, accentuant l’isolement des territoires concernés.

Pour Delphine Cabelguenne, sans cette « colonne vertébrale de l’aménagement du territoire » qu’est le train, les déserts médicaux apparaissent et les commerces disparaissent plus facilement. « C’est le lot des territoires ruraux », résume-t-elle.

S’il ne se rend pas à Limoges, le Collectif des usagers des transports publics en Sud Ardèche (CUTPSA) fait partie des signataires de l’appel des “Sans trains”. Un geste logique pour des militants qui habitent un département où le train n’a plus pris de voyageurs depuis 1973. « On voudrait ne pas rester dans l’histoire, on n’est pas que du patrimoine », lance Brigitte Vitry, l’une des responsables du collectif ardéchois. Que cela fasse 10 ou 50 ans, l’absence du train pose les mêmes problèmes : « En Ardèche, on se trouve confiné dans notre territoire », déplore-t-elle, dénonçant « une inégalité territoriale sur le droit à la mobilité ». Plus que pour les lignes à grande vitesse, Brigitte Vitry se bat pour « un train du quotidien ».

Le train, « une colonne vertébrale » de l’aménagement du territoire

Le train est décrit comme « une colonne vertébrale » de l’aménagement du territoire par les militants. Pour Delphine Cabelguenne, sans ce maillage, le déclin démographique et les fermetures de commerces s’accentuent, selon les propos recueillis par les organisateurs. « C’est le lot des territoires ruraux », résume-t-elle, dénonçant « une inégalité territoriale sur le droit à la mobilité ».

S’il ne se rend pas à Limoges, le Collectif des usagers des transports publics en Sud Ardèche (CUTPSA) fait partie des signataires de l’appel des “Sans trains”. « On voudrait ne pas rester dans l’histoire, on n’est pas que du patrimoine », lance Brigitte Vitry, l’une des responsables du collectif ardéchois. « En Ardèche, on se trouve confiné dans notre territoire », déplore-t-elle, dénonçant « une inégalité territoriale sur le droit à la mobilité ». Plus que pour les lignes à grande vitesse, Brigitte Vitry se bat pour « un train du quotidien ».

Cette mobilisation débouchera peut-être sur une victoire significative en 2027, avec la réouverture possible de la gare du Teil aux trains d’Occitanie, 54 ans après sa fermeture. Si l’association insiste que ce ne serait « qu’un petit pas », cela pourrait donner de l’espoir aux habitants de la Loire ou du Puy-de-Dôme.

Source: https://www.dna.fr/transport/2026/01/30/il-est-temps-de-se-faire-entendre-les-sans-trains-se-rassemblent-pour-une-manifestation-a-limoges

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