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Forêt touchée par un incendie, avec troncs noircis
Forêt touchée par un incendie. Photo publiée par INRAE.

Incendies : le climat rend les conditions extrêmes plus probables en France et en Espagne

Par Saliha 2 min de lecture 3 sources

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Les conditions météorologiques qui ont accompagné les incendies récents dans le sud-ouest de la France et le centre de l’Espagne sont devenues nettement plus probables avec le réchauffement d’origine humaine. Une analyse publiée le 31 juillet évalue cet effet à au moins un doublement dans la première zone et à au moins un facteur vingt dans la seconde.

Le point essentiel est celui-ci : le travail ne prétend pas identifier l’origine de chaque feu. Il mesure l’évolution de la combinaison de chaleur, de sécheresse et de vent qui peut rendre un incendie beaucoup plus difficile à contenir une fois qu’il a commencé.

Un indicateur centré sur les conditions de propagation

L’analyse s’appuie sur des observations météorologiques historiques, sans recourir à des modèles climatiques. Elle retient, dans chacune des deux régions étudiées, la séquence de sept jours présentant l’indice de gravité quotidienne le plus élevé.

Cet indice, appelé DSR pour Daily Severity Rating, rassemble les paramètres de chaleur, de sécheresse et de vent. Il sert à caractériser la difficulté de suppression d’un feu après son allumage. La nuance est déterminante : la hausse de cet indice ne désigne pas une étincelle, une négligence ou une cause locale ; elle décrit un environnement météorologique plus propice à une propagation sévère.

Deux territoires, une intensification très différente

Sud-ouest de la France : les conditions étudiées ont été rendues au moins deux fois plus probables. Pour le climat actuel, une séquence de cette intensité est évaluée à environ une fois tous les vingt ans.

Centre de l’Espagne : le facteur atteint au moins vingt. La période de retour indiquée pour une telle intensité est d’environ six ans dans le climat actuel.

Les auteurs qualifient ces estimations de prudentes. L’écart entre les deux zones ne transforme donc pas les chiffres en prévision locale : il met en évidence que l’évolution des conditions favorables aux incendies ne suit pas partout le même rythme.

Ce que l’analyse permet de dire — et ce qu’elle ne tranche pas

Cette lecture éclaire le cadre météorologique dans lequel les feux se développent. Elle ne suffit pas, à elle seule, à établir pourquoi un foyer précis s’est déclaré ni à attribuer un bilan particulier à un seul facteur. Elle apporte en revanche une mesure comparative de l’évolution récente des conditions qui compliquent la maîtrise des incendies.

Les 3 sources

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  1. 1inrae.frINRAE — analyse sur les conditions météorologiques en France et en Espagne (nouvel onglet)
  2. 2worldweatherattribution.orgWorld Weather Attribution — étude d’attribution (nouvel onglet)
  3. 3fr.euronews.comEuronews — éclairage sur les résultats publiés (nouvel onglet)

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