Le commandant de la Central Command (CENTCOM), Brad Cooper, a évoqué la possibilité d’une « opération courte, rapide et propre » en Iran, lors d’échanges récents avec des responsables israéliens. Selon des médias israéliens, il a souligné que, si la pleine capacité d’intervention dans le théâtre iranien requiert du temps, les États‑Unis se tiennent cependant prêts à mener des actions limitées à tout moment.
Cooper aurait ajouté que l’objectif poursuivi inclurait, selon ses propos rapportés, la neutralisation de responsables ayant causé du tort aux manifestants en Iran, et il a évoqué la nécessité d’un changement de régime. Parallèlement, le chef d’état‑major israélien a indiqué que le calendrier d’une éventuelle frappe américaine n’était pas fixé et dépendrait « de la décision de Trump ». Les deux parties ont discuté de la coordination défensive, en particulier au cas où une riposte iranienne prendrait la forme de tirs de missiles balistiques visant Israël.
Face à ces déclarations, les autorités israéliennes observent un renforcement des forces américaines dans la région et se préparent à plusieurs scénarios, tandis que Téhéran met en garde contre une riposte « large » ciblant des bases américaines en cas d’agression.
Déploiements navals et exercices aériens
Sur le terrain, un groupe aéronaval américain comprenant le porte‑avions USS Abraham Lincoln et trois destroyers a été signalé en route vers l’océan Indien, en provenance de la mer de Chine méridionale, et se dirigeant vers la mer d’Arabie. Ce groupe doit rejoindre d’autres destroyers déjà positionnés dans le Golfe.
Dans le même temps, les forces aériennes relevant de la CENTCOM ont lancé des manœuvres de plusieurs jours destinées à démontrer leur capacité à répartir, déployer et soutenir des moyens aériens de combat à travers la zone de responsabilité de la commandement.
- Déploiement de formations vers des sites de crise potentiels, selon les plans de la CENTCOM.
- Exécution des activités avec l’accord des pays hôtes et en coordination avec les autorités civiles et militaires de l’aviation.
- Priorité affichée : sécurité, précision et respect de la souveraineté des États concernés.
Le commandant des forces aériennes de la CENTCOM, Derek Frans, a présenté l’exercice comme une « démonstration de paix par la force », visant à dissuader l’agression, réduire les risques de mauvaise appréciation et rassurer les partenaires régionaux.
Contexte régional et risques d’escalade
Les pressions diplomatiques et militaires des États‑Unis et d’Israël sur Téhéran se sont accrues depuis le début des manifestations populaires en Iran, fin décembre, déclenchées par la détérioration des conditions économiques et sociales.
Téhéran a prévenu que toute action hostile serait suivie d’une réponse significative. De leur côté, les responsables militaires israéliens reconnaissent l’incertitude de l’évolution de la situation et prennent des mesures de préparation face à un renforcement apparent des forces américaines dans le Golfe.
La présence et les exercices de la CENTCOM, dont les bases et unités sont disséminées dans plusieurs pays de la région — du Moyen‑Orient à l’Asie centrale et méridionale —, illustrent l’intensification des préparatifs qui pourraient précipiter une confrontation ouverte si les tensions venaient à dégénérer.