Aller au contenu

Mercredi 4 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

Lire sans pub

Crise à la centrale nucléaire de Zaporijjia : l’ONU appelle à la sécurité

Par Sara 3 min de lecture 1 source Ukraine, Russie

Garder Discussion

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé, dans la nuit de samedi, la Russie et l’Ukraine à faire preuve de volonté politique pour préserver la sécurité autour de la centrale nucléaire Zaporijjia, alors que les deux pays s’accusent mutuellement de mener des attaques par drones dans la région.

Appel à la volonté politique

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré que Moscou et Kyiv doivent démontrer la volonté politique nécessaire pour garantir la sécurité de la zone entourant la centrale nucléaire Zaporijjia.

Cette volonté est, selon lui, indispensable pour permettre la reconnexion de la centrale au réseau électrique externe et pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation.

Grossi a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une question de décision politique plus que d’une contrainte technique, et qu’il reste en contact permanent avec les responsables des deux pays pour discuter des mesures à prendre.

Sécurité des personnels et conditions sur le terrain

L’AIEA demande également une amélioration du dispositif de sécurité sur le terrain afin que les techniciens puissent accomplir leur travail vital sans mettre leur vie en danger.

Grossi a souligné la nécessité de mesures concrètes pour protéger les équipes et permettre un accès sûr aux installations sur les lignes de front.

Il a appelé les deux parties à prendre toutes les dispositions requises pour éviter toute escalade qui mettrait en péril la sûreté nucléaire.

Coopération internationale et précédents

L’AIEA mène des discussions avec Moscou et Kyiv au sujet du rétablissement de l’alimentation électrique de la centrale Zaporijjia.

Grossi a rappelé qu’une précédente coupure d’électricité externe, la semaine passée, avait privé la centrale de Tchernobyl — située sur un site inactif depuis l’accident de 1986 — du réseau pendant 16 heures.

Le directeur de la centrale de Zaporijjia a indiqué que l’installation est prête à coopérer avec Washington si les autorités russes donnaient leur accord pour une telle démarche.

Attaques et image des dégâts

Les affrontements se traduisent par des frappes et des contre-frappes impliquant des drones, touchant des infrastructures civiles et militaires.

Pont de Chongar endommagé reliant Kherson à la Crimée

Pont de Chongar reliant la province de Kherson à la péninsule de Crimée (sources sur les réseaux sociaux)

  • Les forces russes ont pris le contrôle de la centrale, la plus grande d’Europe, qui compte six réacteurs.
  • Depuis le 23 septembre, la centrale a subi des coupures de l’alimentation électrique externe — la dixième interruption enregistrée — et s’appuie sur des groupes électrogènes diesel pour le refroidissement du combustible.

Accusations et réactions

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde l’Ukraine, l’accusant de jouer un jeu dangereux en menant des frappes à proximité de la centrale.

De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha a accusé Moscou d’avoir délibérément coupé la liaison électrique pour intégrer la centrale à son propre réseau.

La défense russe a affirmé, via l’agence TASS, avoir abattu 117 drones ukrainiens au-dessus de diverses régions russes et de la mer Noire au cours de la nuit.

Bilan humain et dégâts

Le gouverneur de la région de Zaporijjia a fait état de trois personnes blessées et de dommages aux infrastructures à la suite d’attaques russes visant 17 zones résidentielles dans la province.

À Chernihiv, des incendies ont été signalés après des attaques par drones russes, selon le chef de l’administration militaire locale.

La Russie a intensifié ses frappes contre le secteur énergétique ukrainien à l’approche du quatrième hiver de guerre, provoquant déjà des coupures prolongées dans plusieurs régions.

Contexte du conflit

Depuis le 24 février 2022, la Russie mène une offensive militaire contre l’Ukraine. Moscou conditionne l’arrêt des hostilités au renoncement de Kyiv à rejoindre des alliances militaires occidentales, exigence que l’Ukraine considère comme une ingérence dans ses affaires souveraines.

La situation autour de la centrale nucléaire Zaporijjia illustre les risques accrus pour la sécurité nucléaire lorsque des installations civiles stratégiques se retrouvent au cœur d’un conflit armé.

La source

Signaler une erreur
  1. 1aljazeera.netaljazeera.net (nouvel onglet)

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique International

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte