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Expansion israélienne sans précédent en Syrie : le cas de Quneitra

by Sara
Syrie, Israël

Expansion israélienne sans précédent en Syrie : le cas de Quneitra

Alors que l’attention se tourne vers la guerre israélienne à Gaza et au Liban, et avec des frappes quasi ininterrompues sur la capitale syrienne, Damas, les zones proches de la ligne de cessez-le-feu dans le Golan occupé au sud de la Syrie assistent à une expansion israélienne et à une incursion terrestre qualifiée par les habitants de la région de « sans précédent ».

Israël considère ces activités comme faisant partie de sa stratégie pour « neutraliser » le Golan face aux menaces potentielles de l’Iran ou du Hezbollah. Le pays profite également de cette situation pour étendre son contrôle sur la région de la province de Quneitra, alors que le régime syrien adopte un scénario de « neutralité » et d’éloignement du champ de bataille.

Al Jazeera a suivi de près la nature des mouvements israéliens dans le Golan occupé et comment le régime syrien reste silencieux sur cette expansion, révélant ainsi la réalité de l’incursion israélienne.

Dépassement de la frontière par les tanks israéliens

Un expansionnement sans précédent

« Quiconque porte une caméra ou essaie de s’approcher de la frontière risque d’être arrêté. Les habitants de Quneitra sont ciblés à la fois par l’armée d’occupation et par le régime syrien », a déclaré Omar Muhammad, un activiste de la province de Quneitra, à Al Jazeera.

Omar souligne que la province de Quneitra, frontalière de la Palestine occupée, connaît des incursions répétées de chars israéliens qui traversent la ligne de démarcation avec le Golan syrien occupé, s’installant dans des villages comme Koudnâ et Hadr, tout en construisant de nouvelles barricades.

Une caméra d’Al Jazeera a documenté l’entrée et l’incursion des chars et des bulldozers israéliens qui ont franchi la ligne de séparation vers le territoire syrien. Des sources locales ont révélé qu’Israël a commencé à ouvrir une route à 200 mètres à l’ouest de la ville d’Ain Tina en direction du village de Hadr, tout en renforçant sa présence autour de cette route et en brûlant les champs pour faciliter les travaux d’excavation.

À cause de ces opérations de déblaiement, les habitants de Quneitra ont perdu leur source de revenus, car l’agriculture et l’élevage sont leurs principales activités. Omar mentionne que sa famille a perdu près de 300 dunams (un dunam équivaut à mille mètres carrés) de terres adjacentes à la frontière, tout comme de nombreuses autres familles.

Silence du régime syrien

Face à l’accélération des développements israéliens – depuis Gaza à travers le Liban jusqu’à la Syrie – le régime syrien maintient un silence total depuis plus d’un an, n’ayant pas commenté l’opération « Tsunami d’Al-Aqsa », ni évoqué des préparatifs militaires pour limiter l’incursion israélienne désormais évidente dans la province de Quneitra.

Les dispositifs de sécurité syriens interdisent aux journalistes de couvrir l’expansion israélienne ou de prendre des photos dans les zones adjacentes à l’occupation. « Nous restons à trois kilomètres des barricades israéliennes et n’osons pas marcher dans ces zones, comment pourrions-nous prendre des photos ? », s’interroge Omar.

Il ajoute que toutes les tentatives de couverture médiatique sont accueillies par les agents de sécurité syriens en affirmant que les actions de l’armée d’occupation ne constituent pas une violation ou une expansion, mais relèvent des terres occupées par Israël en 1967.

Un avenir incertain pour le Golan

La situation semble prometteuse pour les colonisateurs israéliens, surtout avec le retour possible de Donald Trump au pouvoir après les élections de 2024. Son administration a précédemment reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan, et un retour similaire pourrait relancer les ambitions d’expansion des colons.

Les experts estiment que le retour potentiel de Trump pourrait encourager une incursion israélienne plus agressive, alors que l’absence de réaction significative de la part de l’Iran et du Hezbollah pourrait inciter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à élargir ses opérations au Golan.

Visite de Bashar al-Assad auprès des troupes syriennes

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