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Groenland : Trump relance le débat, l’OTAN et le Danemark réagissent

par Sara
Groenland, Danemark, États-Unis, Russie, Chine

Le débat sur le Groenland a été relancé après des déclarations spectaculaires du président américain et des réactions rapides de l’OTAN et du Danemark. Selon des responsables, la souveraineté danoise sur l’île n’aurait pas été remise en cause lors des entretiens, tandis que des négociations sont engagées entre Washington, Copenhague et Nuuk sur un cadre d’accord portant sur la sécurité du pôle Nord.

Souveraineté et négociations

Des sources citées par la presse américaine indiquent que les discussions portent sur la renégociation de l’accord militaire de 1951 qui a encadré la présence américaine au Groenland. Toutefois, selon un autre média, la proposition avancée n’inclut pas un transfert complet de souveraineté vers les États-Unis et réaffirme le respect de la souveraineté danoise.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Levitt, a expliqué que les détails de l’accord seront annoncés une fois les parties parvenues à un consensus. Elle a qualifié le projet de victoire pour les États-Unis et les alliés, soulignant le rôle du président dans la conclusion de l’entente.

Par ailleurs, le président américain a revendiqué publiquement l’accord comme un «grand succès» et a annoncé qu’il renonçait à l’imposition de droits de douane qui devaient entrer en vigueur début février. Lors de ses prises de parole, il a également répété son souhait d’engager des négociations immédiates au sujet du Groenland.

Position de l’OTAN et enjeux arctiques

Un responsable de l’OTAN, Mark Rutte, a affirmé que la question de la souveraineté danoise n’avait pas été abordée lors de ses entretiens avec le président américain, et que les échanges avaient principalement porté sur la protection de l’Arctique. De son côté, la porte-parole de l’Alliance, Alison Hart, a assuré que l’organisation travaillerait collectivement pour garantir la sécurité du pôle Nord.

Les discussions entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis visent, selon elle, à empêcher toute implantation stratégique de puissances extérieures. Autrement dit, l’objectif affiché est de limiter l’influence de la Russie et de la Chine dans la région arctique.

  • Renégociation possible de l’accord militaire de 1951.
  • Maintien déclaré de la souveraineté danoise sur le Groenland.
  • Coordination de l’OTAN pour sécuriser le pôle Nord et exclure acteurs extérieurs.

Réactions de Moscou

La Russie a minimisé l’importance de ces développements. Vladimir Poutine a déclaré que l’affaire ne concernait pas Moscou et qu’il n’y portait pas d’intérêt particulier. Selon lui, le Groenland est traité par le Danemark dans une optique qu’il a qualifiée de «coloniale» et il a suggéré que Washington et Copenhague régleraient la question entre eux.

Ces propos interviennent alors que la scène internationale s’intéresse de plus en plus aux ressources et aux positions géostratégiques offertes par l’ouverture des routes maritimes arctiques.

Messages publics et consignes locales

Le président américain a multiplié les messages publics, affirmant à la tribune de Davos qu’il n’entendait pas recourir à la force et qualifiant le Groenland de «grosse masse de glace». Il a également diffusé un message sur sa plateforme qui a mis en avant les supposés bénéfices pour les États-Unis et leurs alliés.

Face à la montée de l’incertitude, le gouvernement du Groenland a appelé ses habitants à se préparer à tous les scénarios. Les autorités locales ont conseillé de constituer des réserves alimentaires et de suivre les consignes officielles en cas de coupure d’électricité ou de communications.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/22/%d8%a3%d9%85%d9%8a%d9%86-%d8%b9%d8%a7%d9%85-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%a7%d8%aa%d9%88-%d9%84%d9%85-%d8%a3%d9%86%d8%a7%d9%82%d8%b4-%d9%85%d8%b3%d8%a3%d9%84%d8%a9-%d8%b3%d9%8a%d8%a7%d8%af%d8%a9

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