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Les services de renseignements de la province de Sistan-et-Baloutchistan, dans le sud‑est de l’Iran, ont annoncé le démantèlement d’une cellule qualifiée de « terroriste » et liée à Israël, entraînant la mort de six de ses membres. Cette opération intervient dans une région déjà marquée par l’instabilité et des affrontements récurrents entre forces de sécurité et groupes armés.
Le démantèlement de la cellule
L’annonce officielle faite par la direction du renseignement provincial précise que la cellule était en lien avec des entités étrangères, en l’occurrence Israël. Selon le communiqué, six membres du groupe ont été tués lors de l’opération de neutralisation.
Les autorités ont présenté cette action comme une mesure préventive visant à protéger la sécurité intérieure et à mettre fin à des activités de renseignement et de sabotage attribuées à la cellule.
Un contexte sécuritaire tendu en Sistan-Baloutchistan
La province de Sistan-et-Baloutchistan (Sistan-Baloutchistan) est connue pour son instabilité et ses violences sporadiques. Les affrontements entre forces de l’ordre et groupes armés y sont fréquents, alimentés par des facteurs locaux et transfrontaliers.
Parmi les groupes actifs figure le « Jeish al‑Adl » (Armée de la Justice), que les autorités iraniennes classent comme organisation terroriste (voir fiche : https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2017/5/10/%D9%85%D8%A7%D8%B0%D8%A7-%D8%AA%D8%B9%D8%B1%D9%81-%D8%B9%D9%86-%D8%AC%D9%8A%D8%B4-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%AF%D9%84-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B9%D8%A7%D8%B1%D8%B6-%D9%84%D9%84%D9%86%D8%B8%D8%A7%D9%85).
Attaque meurtrière près d’Iranshahr
Vendredi dernier, deux patrouilles des forces de sécurité ont été prises pour cible près de la ville d’Iranshahr alors qu’elles effectuaient des missions de routine. Les patrouilles ont été la proie d’une embuscade menée par des hommes armés non identifiés.
Le bilan provisoire fait état de cinq membres des forces de police tués lors de cette attaque, un épisode qui vient renforcer les inquiétudes sur la sécurité dans cette province.
Avertissements des autorités et vaste campagne d’arrestations
Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a mis en garde récemment contre la gravité de la question des infiltrations israéliennes à l’intérieur du territoire iranien, déclarant que le problème mérite d’être pris très au sérieux (voir : https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/9/4/%D8%B9%D9%84%D9%8A-%D9%84%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%AC%D8%A7%D9%86%D9%8A).
Parallèlement, des médias internationaux ont rapporté que les autorités iraniennes ont procédé à des milliers d’arrestations, ordonnant aux forces de sécurité de traquer des réseaux d’espionnage accusés d’avoir aidé Israël dans l’assassinat de hauts responsables militaires et de scientifiques.
Chronologie des incidents récents
Les tensions entre Téhéran et ses adversaires régionaux se sont intensifiées ces dernières semaines, avec une série d’actions militaires et de représailles qui ont marqué la région.
- 13 juin : Selon les récits, Israël, avec un soutien américain, a lancé une offensive de douze jours visant des sites militaires, nucléaires et civils en Iran, ainsi que l’élimination de responsables militaires et de scientifiques.
- Riposte iranienne : Téhéran a affirmé avoir ciblé des emplacements militaires et de renseignement israéliens par des missiles balistiques et des drones.
- 22 juin : Des frappes attribuées aux États‑Unis ont touché des installations en Iran, Washington affirmant avoir « mis fin » au programme nucléaire iranien.
- Réponse iranienne : L’Iran a ensuite bombardé la base américaine d’Al‑Udeid au Qatar, avant qu’un cessez‑le‑feu entre Téhéran et Tel‑Aviv ne soit annoncé le 24 juin.
Accusations sur le nucléaire : positions opposées
Israël et son allié américain accusent l’Iran de chercher à se doter d’armes nucléaires, une allégation que Téhéran nie fermement. Les autorités iraniennes affirment que leur programme nucléaire est exclusivement civil, notamment axé sur la production d’électricité.
Ces différends autour du nucléaire et les épisodes d’espionnage allégué contribuent à un climat de méfiance et à des opérations de sécurité renforcées à l’intérieur du pays.